Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CD115

Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP · Article 58

En clair

Anne Stambach-Terrenoir a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire le 15 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
88 sur 241amendements dont le sort est connu, en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports+250 000 000 €+250 000 000 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie−250 000 000 €−250 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Avec cet amendement, les député.es de la France insoumise souhaitent rétablir à 250 millions d’euros par an les financements de l’État dédiés aux infrastructures cyclables, afin de garantir aux collectivités territoriales les moyens de développer des réseaux continus et sécurisés.

En mai 2023, le Gouvernement avait annoncé un Plan vélo et marche doté de 1,25 milliard d’euros sur cinq ans, soit 250 millions d’euros par an. Pourtant, le projet de loi de finances pour 2027 ne prévoit plus que 30 millions d’euros en autorisations d’engagement et 61,6 millions d’euros en crédits de paiement pour les infrastructures cyclables, contre respectivement 30,8 millions et 73 millions d’euros en 2026. Cette enveloppe, financée par un fonds de concours de l’AFITF, est très éloignée de l’ambition initialement affichée. Entre 2019 et 2025, l’AFITF a engagé 645 millions d’euros en faveur des mobilités actives, dont 145 millions issus du plan de relance. Par ailleurs, 185 millions d’euros sont prévus pour les véloroutes dans le cadre des contrats de plan État-régions et des contrats de convergence et de transformation sur la période 2023-2027. Ces financements restent insuffisants pour assurer le développement de réseaux cyclables continus à l’échelle nationale.

Dès lors, l’État doit assumer ses responsabilités et garantir des financements à la hauteur des objectifs nationaux. La baisse des crédits intervient alors que les collectivités territoriales doivent poursuivre la réalisation d’itinéraires cyclables sécurisés, aménager les carrefours dangereux, développer les liaisons vers les établissements scolaires et les gares et résorber les discontinuités des réseaux existants. En réduisant sa participation, l’État fait peser davantage le coût de ces investissements sur les collectivités, au risque d’accentuer les inégalités territoriales dans l’accès à des mobilités abordables et décarbonées. Le développement du vélo ne peut reposer sur des objectifs nationaux ambitieux sans que l’État se donne les moyens de les financer.

Le présent amendement propose dès lors de porter à 250 millions d’euros en AE et en CP les crédits consacrés aux infrastructures cyclables au sein de l’action 44 « Transports collectifs et mobilités actives » du programme 203 « Infrastructures et services de transports ». Ces crédits permettront de renforcer le financement des collectivités territoriales et d’accélérer la réalisation d’itinéraires cyclables continus, sécurisés et accessibles sur l’ensemble du territoire. Ils sont gagés sur le programme 345 « Service public de l’énergie », et plus particulièrement sur son action 09 « Soutien aux énergies renouvelables électriques en métropole continentale ». Cette proposition de compensation est formelle et le Gouvernement sera invité à lever le gage associé en séance publique.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419865B3210P2D1N000115
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210