Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CE195

Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP · Article 58

En clair

Anne Stambach-Terrenoir a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires économiques.

Adoptés sur ce texte
106 sur 347amendements dont le sort est connu, en commission des affaires économiques

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie−123 300 000 €−123 300 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
« Fonds de soutien direct aux énergies renouvelables dans les zones non interconnectées » (création)+123 300 000 €+123 300 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, les député.es du groupe La France insoumise proposent de transférer les 123,3 millions d’euros inscrits en 2027 à l’action 11 « Soutien dans les zones non interconnectées au réseau métropolitain » vers un nouveau programme consacré au développement des énergies renouvelables dans les territoires ultramarins concernés.

La dépendance aux énergies fossiles importées demeure un obstacle majeur à l’autonomie énergétique des Outre-mer. En Guadeloupe, en 2025, 77 % de l’énergie consommée provenait encore de sources fossiles et 84 % de l’énergie était importée. Pourtant, l’ADEME estime qu’un mix électrique 100 % renouvelable est techniquement possible en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, à condition d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables, du stockage et des politiques de maîtrise de la demande énergétique.

Cette dépendance énergétique s’ajoute à une précarité sociale particulièrement forte dans les Outre-mer. Selon l’Insee, début 2024, 19 % des logements de Mayotte n’avaient pas accès à l’électricité, une proportion qui atteignait 47 % dans les maisons en tôle. Cette situation s’est dégradée depuis 2013, où seuls 6 % des logements étaient concernés. Ces données illustrent l’ampleur des inégalités d’accès à l’énergie dans certains territoires ultramarins. La transition énergétique doit donc poursuivre un double objectif : développer une production renouvelable locale et garantir à toutes et tous un accès effectif à une énergie abordable.

Le budget 2027 prévoit 123,3 millions d’euros pour l’action 11, dont 110,3 millions au titre des mécanismes de solidarité avec les zones non interconnectées de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, liés notamment à la production électrique non renouvelable. Si la péréquation tarifaire est indispensable pour garantir aux populations un accès à l’électricité à un prix comparable à celui de la métropole, elle doit s’accompagner d’investissements permettant de sortir durablement de la dépendance aux combustibles fossiles.

Cette situation témoigne du délaissement des territoires ultramarins par la Macronie en matière de planification écologique, alors même que ces territoires sont particulièrement exposés aux conséquences du changement climatique et à la volatilité des prix internationaux de l’énergie.

Nous souhaitons en effet faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique, avec une autonomie énergétique et 100 % de renouvelables, ce que nous engagerons dès 2027 avec Jean-Luc Mélenchon.

Le présent amendement d’appel propose donc de créer un programme « Fonds de soutien direct aux énergies renouvelables dans les zones non interconnectées », doté de 123,3 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, par transfert des crédits de l’action 11 du programme 345 « Service public de l’énergie ». Nous invitons le Gouvernement à lever le gage.

Il vise à ouvrir le débat sur la réorientation des financements publics vers la production renouvelable locale, le stockage et la maîtrise de la demande énergétique, afin de renforcer l’autonomie énergétique des territoires concernés et de réduire leur dépendance aux énergies fossiles.

Son sort

Auteurs 70

Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419610B3210P2D1N000195
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210