Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CE189

Maxime Laisney LFI-NFP · Article 58

En clair

Maxime Laisney a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires économiques.

Adoptés sur ce texte
106 sur 347amendements dont le sort est connu, en commission des affaires économiques

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines+180 000 000 €+180 000 000 €
Service public de l'énergie−180 000 000 €−180 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe parlementaire La France Insoumise demandent la revalorisation du chèque énergie et le rétablissement de son automaticité, afin de lutter contre la précarité énergétique malgré le refus du Gouvernement de bloquer les prix de l’énergie et de garantir l’accès à cette aide à tous les ménages éligibles.

Le chèque énergie est un dispositif essentiel de solidarité face aux dépenses énergétiques. Pourtant, son montant demeure insuffisant. Dans le même temps, le montant moyen du chèque énergie (environ 150 euros) n’a pas été revalorisé à la hauteur de l’inflation énergétique. Les aides stagnent alors que les factures explosent. Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), 3,1 millions de ménages étaient en situation de précarité énergétique en 2023.

À cette insuffisance s’ajoute un problème majeur d’accès au dispositif. Depuis la réforme de 2025, l’attribution repose notamment sur le croisement des données fiscales et du numéro de point de livraison d’électricité. Selon le rapport de l’Assemblée nationale de juin 2026, 1,8 million de ménages ont cessé de recevoir le chèque énergie en 2025. Le Médiateur national de l’énergie a également demandé, en mars 2026, le rétablissement d’une attribution automatique dès 2027, afin de lutter contre le non-recours.

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit 755 millions d’euros en autorisations d’engagement et 698,6 millions d’euros en crédits de paiement pour le chèque énergie destiné aux particuliers. Le montant moyen du chèque s’élevait à 153 euros en 2026. Ces moyens restent insuffisants pour répondre aux difficultés des ménages modestes, tandis que le Gouvernement prévoit 5,1 millions de bénéficiaires en 2027, sans garantir l’identification automatique de toutes les personnes éligibles.

Dans ce contexte, les député.es du groupe LFI proposent, par le présent amendement, de revaloriser le chèque énergie et de garantir son accessibilité. Il s’agit à la fois d’augmenter les montants alloués, de maintenir un mode de distribution automatique, et d’étendre les critères d’éligibilité aux personnes vivant dans un même logement, quel que soit le nom figurant sur le contrat d’énergie. Ce renforcement du dispositif est une condition indispensable pour lutter efficacement contre la précarité énergétique face au refus du Gouvernement de bloquer les prix de l’énergie et assurer à toutes et tous le droit à un logement digne et chauffé.

Alors que le coût de l’énergie explose, la France insoumise demande en urgence le blocage et l’encadrement des prix des produits de première nécessité tels que l’alimentation, l’énergie et le carburant. La solution à plus long terme est de remettre en place des tarifs réglementés de l’énergie calculés à partir des coûts de production, pour les particuliers comme pour les entreprises, les collectivités locales et les bailleurs sociaux et d’y inclure des objectifs sociaux, comme la gratuité des premières quantités indispensables à une vie digne. En 2027, nous le ferons avec Jean-Luc Mélenchon.

Afin de financer cette mesure, le présent amendement majore de 180 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement l’action 02 « Accompagnement transition énergétique » du programme 174 « Energie, climat et après-mines », en minorant à due concurrence les crédits de l’action « Soutien à l’injection de biométhane » du programme 345 « service public de l’énergie ». Les député.es du groupe La France Insoumise demandent au Gouvernement de lever ce gage afin que ces moyens supplémentaires puissent bénéficier pleinement aux ménages modestes.

Cet amendement a été travaillé avec le Secours Catholique – Caritas France.

Son sort

Auteurs 70

Maxime Laisney LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419610B3210P2D1N000189
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210