Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-AC210

Paul Vannier LFI-NFP · Article 58

En clair

Paul Vannier a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
120 sur 498amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Enseignement scolaire public du premier degré0 €0 €
Enseignement scolaire public du second degré0 €0 €
Vie de l'élève0 €0 €
Enseignement privé du premier et du second degrés−50 000 000 €−50 000 000 €
Conduite et soutien des politiques de l’enseignement, de la recherche, de la jeunesse, de la vie associative et des sports0 €0 €
Enseignement technique agricole0 €0 €
Plan national de lutte contre la précarité menstruelle dans les établissements scolaires (création)+50 000 000 €+50 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe LFI souligne l’importance de lutter contre la précarité menstruelle des élèves de l’Education nationale – en garantissant notamment un accès gratuit et de qualité aux produits hygiéniques aux personnes menstruées.

La précarité menstruelle se manifeste notamment par des difficultés économiques d’accès aux produits d’hygiène menstruelle – dans un contexte de précarisation croissante des familles qui ont de plus en plus de difficultés à faire face aux coûts de la scolarité de leurs enfants et que la pauvreté touche en proportion davantage les enfants et les jeunes de façon générale. Ainsi, la Caisse d’allocations familiales souligne que les menstruations apparaissent en moyenne à 12 ans et durent de 32 à 42 ans. Pendant toute cette période, l’achat de serviettes, tampons, anti-douleurs s’élève pour chaque personne concernée entre 10 à 15 euros par mois, soit 100 à 150 euros par an, ce qui représente un coût non négligeable. Par conséquent, la précarité menstruelle peut rapidement avoir des conséquences négatives multiples pour les personnes concernées, par exemple des effets sur leur santé (infection...), créer de l’isolement social et entraîner des absences forcées ainsi que des situations de stress et d’anxiété qui peuvent nuire au bon déroulement de la scolarité.

En février 2021, le Gouvernement avait annoncé la mise à disposition gratuite de protections hygiéniques pour les étudiantes dans les résidences universitaires et les services de santé universitaires (SSU) – mesurée généralisée à partir de la rentrée 2021. Or, aucune mesure analogue n’a été annoncée pour les élèves de l’Education nationale, alors que la problématique est similaire. Pour ces derniers, la mise à disposition de tels produits dépend avant tout du volontarisme des collectivités territoriales – qui sont responsables du bâti scolaire – et explique par conséquent les inégalités en la matière : à titre d’illustration, le département de Meurthe-et-Moselle a annoncé en 2025 que 100 % de ses collèges publics étaient désormais équipés de distributeurs en libre-service (les tampons ou les serviettes hygiéniques sont accessibles à toutes, gratuitement, aux toilettes ou à l’infirmerie des établissements concernés). Afin de lutter contre ces disparités territoriales de déploiement, nous proposons donc la création d’un fonds spécifique visant à garantir qu’au sein de l’ensemble des établissements scolaires, des distributeurs de tampons ou serviettes hygiéniques soient gratuitement accessibles à tous•tes.

Afin de respecter les règles de recevabilité financière, nous proposons de transférer des crédits de l’action 08 « Actions sociales en faveur des élèves » du programme 139 « Enseignement privé du premier et du second degrés » à hauteur de 50 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) vers l’action 01 d’un nouveau programme intitulé « Plan national de lutte contre la précarité menstruelle dans les établissements scolaires », abondé d’un montant équivalent en AE et CP. Notre intention n’est pas de ponctionner le programme 139 et nous appelons le Gouvernement à lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Paul Vannier LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B3210P2D1N000210
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210