Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Amendement n° 3

Emmanuel Fernandes LFI-NFP · Après l'article unique

En clair

Emmanuel Fernandes a déposé cet amendement le 22 mai 2026, avec 70 cosignataires. Il a été rejeté en séance publique le 28 mai 2026.

Adoptés sur ce texte
0 sur 3amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le coût réel du dispositif de compensation prévu par la présente loi ainsi que ses effets sur les communes. Ce rapport apprécie notamment l’adéquation de cette compensation aux charges effectivement supportées par les autorités organisatrices du service public de la petite enfance.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, il est proposé que le Gouvernement remette au Parlement, dans un délai de deux ans, un rapport évaluant le coût réel du dispositif de compensation prévu par la présente loi ainsi que ses effets sur les communes, en particulier sur les territoires ruraux.

En effet, si la présente proposition de loi tend à étendre le bénéfice de cette compensation à l’ensemble des communes concernées, il demeure indispensable de vérifier qu’elle couvre effectivement les charges nouvelles supportées par les collectivités dans le cadre du service public de la petite enfance.  L’enveloppe prévue de 86 millions d’euros apparaît largement insuffisante au regard des charges induites, l’Association des maires de France estimant qu’elle ne couvrirait que 50 à 80 % des dépenses nouvelles. Le 12 mai 2025, le Comité des finances locales a d’ailleurs rendu un avis unanimement défavorable sur les modalités de cette compensation.

Derrière l’affichage d’un prétendu service public de la petite enfance, le Gouvernement organise en réalité un service public au rabais, qui favorise le développement de structures privées lucratives et ne permet ni de répondre aux besoins des familles ni de garantir un véritable droit à l’accueil des jeunes enfants sur l’ensemble du territoire.

Cette insuffisance budgétaire s’inscrit par ailleurs dans un contexte de crise profonde du secteur, marqué par une pénurie de professionnel·les, une dégradation des conditions de travail, des fermetures de places en crèche liées aux difficultés de recrutement, ainsi qu’une montée en puissance des structures privées lucratives.

Elle compromet, en pratique, la mise en œuvre effective du service public de la petite enfance et la capacité des collectivités à répondre aux besoins des familles sur l’ensemble du territoire.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 71

Emmanuel Fernandes LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC2806P0D1N000003
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17BTC2806