amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° 56

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP · Après l'article 42

En clair

Arnaud Saint-Martin a déposé cet amendement le 1er oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
0 sur 28amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après l’article 42 , insérer un article ainsi rédigé : “Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur la protectio cyber de nos satellites et de leur segments sol".

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement est une demande de rapport sur l’état de la protection des systèmes satellites français et, plus généralement, de l’industrie spatiale. Il concerne toutes les opérations, du fonctionnement en orbite jusqu’aux opérations des segments sol. Les menaces contre ces systèmes sont toujours plus sophistiquées et variées. Les attaques cyber sur les infrastructures spatiales vont du déni de service, le détournement (spoofing) par usurpation, la prise de contrôle d’un satellite à distance ou encore l’écoute. La démultiplication et la diversification des nouveaux acteurs de la filière, notamment privés et commerciaux, positionnés sur les marchés des applications et du numérique, accroissent les risques et la vulnérabilité systémique des segments spatiaux aux attaques de type cyber. Des précédents ont incité à augmenter les investissements dans la cybersécurité spatiale. Le premier jour de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février 2022, le satellite Ka-Sat de la compagnie américaine Viasat a été victime d’une attaque par des hackers russes, visant par déni de service les boîtiers qui ne pouvaient plus se connecter au satellite. La fourniture d’Internet a aussitôt été compromise pour des milliers d’utilisateurs civils et militaires. Autre exemple, un système d’écoute chinois a été découvert en 2022 par les services de renseignement français : situé en lisière d’un village de la Haute-Garonne à proximité de centres de contrôle du CNES et d’Airbus D&S, celui-ci était suspecté de cibler et d’intercepter les fréquences de communication des satellites français.

Ces illustrations sont la partie émergée, spectaculaire de l’iceberg. D’autres attaques existent, plus sournoises et discrètes, de l’aveuglement au laser aux rapprochements hostiles en orbite. Face à ces menaces multidimensionnelles, le champ de la cybersécurité pour l’industrie spatiale est en essor. Le Centre national des études spatiales s’est doté de ressources, les industriels proposent des solutions, des exercices et simulations de guerres spatiales intègrent ces risques de rupture technique. Il importe néanmoins de consolider le diagnostic et la définition des réponses techniques à apporter pour prévenir les attaques cyber d’où qu’elles viennent. Ce sera l’objectif de ce rapport de procéder à un état des lieux complet. Une dimension prospective sur les menaces à venir pourra compléter cet inventaire, car les menaces - leur nature, leur portée, leur potentiel destructeur - évoluent très vite.

Auteurs 70

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 1779

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000056
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC1779