amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° 52

René Pilato LFI-NFP · Article 27

En clair

René Pilato a déposé cet amendement le 1er oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
0 sur 28amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – À l’alinéa 8, après le mot :

« contrôle, »,

insérer le mot :

« ni ».

II. – En conséquence, au même alinéa 8, après le mot :

« professionel »,

insérer les mots :

« ni la confidentialité des consultations juridiques prévue à l’article 58‑1 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques ».

III. – En conséquence, audit alinéa 8, substituer aux mots :

« peut être opposé »

les mots :

« peuvent être opposés ».

IV. – En conséquence, compléter l’alinéa 8 par la phrase suivante :

« Par dérogation aux dispositions de l’article 58‑1 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, il ne peut être opposé la confidentialité des consultations juridiques. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent proposer une dérogation à la confidentialité des consultations des juristes d'entreprise concernant le contrôle de l'Anssi et des organismes indépendants.

La loi n° 2026-122 du 23 février 2026 relative à la confidentialité des consultations des juristes d'entreprise a créé une nouvelle catégorie de documents protégés par le sceau de la confidentialité au sein des entreprises : les consultations juridiques des juristes d'entreprise. Cette confidentialité protège notamment ces documents contre les saisies lors des visites administratives et oblige l'autorité administrative à engager une procédure lorsque l'entreprise oppose la confidentialité.

Ce dispositif est opposable à l'Anssi et aux organismes indépendants, limitant ainsi fortement leur travail de contrôle. Un tel dispositif présente des risques pour la cybersécurité. Les règles de confidentialité applicables aux agents qui contrôlent, ainsi que nos propositions d'amendements garantissant que les agents consulteront sur place les documents soumis au secret professionnel, nous paraissent suffisantes pour préserver la confidentialité du contrôle. Le pouvoir unilatéral de l'entreprise de s'opposer au contrôle est excessif et limite l'efficacité de l'action de l'Anssi, laquelle doit pouvoir agir promptement en matière de cybersécurité.

Par ailleurs, dans notre programme l'Avenir en commun, nous proposons le renforcement des moyens de l'Anssi, et défendons qu'elle soit le seul organisme de contrôle en matière de cybersécurité. Nous le ferons en 2027.

Auteurs 70

René Pilato LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 1779

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000052
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC1779