amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° 21

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP · Article 7

En clair

Arnaud Saint-Martin a déposé cet amendement le 1er oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
0 sur 28amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« 8° De l’éducation ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe LFI souhaite que l'éducation soit classée comme un "secteur critique" au sens du présent projet de loi, au vu des conséquences potentiellement dramatiques des cyberattaques à la fois sur les apprentissages des élèves, mais également sur l'intégrité des établissements concernés.

L'école est aujourd'hui une cible privilégiée des pirates informatiques, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les établissements scolaires du 1er et du 2nd degré sont amenés à traiter de nombreuses données personnelles (inscriptions scolaires, environnement numérique de travail, suivi infirmier des élèves...) dont le vol peut engendrer des conséquences dramatiques pour les personnes concernées. De plus, les établissements scolaires - faute de budget suffisant - ont des infrastructures numériques largement obsolètes, ce qui en fait des proies faciles. Cette situation, couplée à un manque de formation évident des personnels de l'Education nationale sur ces enjeux, transforment les établissements scolaires en cibles privilégiées. Ainsi, la presse ne cesse de se faire l'écho depuis de nombreuses années de la recrudescence des cyberattaques contre les écoles. A titre d'illustration, dans un communiqué de presse du 21 septembre 2026, l'Académie de Créteil révélait que fin juillet, elle avait été victime d'une cyberattaque entraînant l'exposition de nombreuses données personnelles d'élèves, de leurs représentants légaux et des personnels de l'académie comme leurs noms, prénoms, dates de naissance, identifiants nationaux des élèves (INE), adresses électroniques personnelles, numéros de téléphone portable, adresses postales, appréciations qualitatives ou encore notes. Dans le même temps, en raison d'une cyberattaque d'ampleur qui a touché l'Education nationale l'été dernier, les systèmes informatiques de certaines académies comme celles de Toulouse et de Nantes ne sont toujours pas opérationnels au 22 septembre 2026, ce qui entraîne des difficultés quotidiennes importantes d'organisation et de déroulement de la vie scolaire : élections des représentant•es des parents d’élèves reportés, versement des bourses non assuré, élèves toujours sans affectation…

Dans ce contexte, l'inscription de l'éducation comme "secteur critique" impliquerait un renforcement significatif des mesures de cybersécurité au sein des établissements scolaires - indispensables pour protéger les élèves, les personnels de l'Education nationale et le bon fonctionnement des établissements scolaires.

Auteurs 70

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 1779

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000021
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC1779