Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 2684

Ségolène Amiot LFI-NFP · Article 19

En clair

Ségolène Amiot a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il est tombé en séance publique le 23 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« La trajectoire pluriannuelle des finances sociales est articulée avec une programmation stratégique des besoins sanitaires, sociaux et médico-sociaux. Elle porte notamment sur moyens humains, matériels et financiers nécessaires aux centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale permet le financement et la visibilité du financement des centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme (Cecos) sur plusieurs années.

En France, seulement 33 centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme permettent aux couples hétérosexuels stériles, aux couples de femmes et aux femmes seules d’accéder à l’aide médicale à la procréation. Ouverte à ces dernières depuis la loi bioéthique de 2021, les demandes d’accès à l’AMP ont explosé. Assortie de seulement 8 millions d’euros supplémentaires, les couples lesbiens et les femmes seules peinent à accéder effectivement à ce nouveau droit. Au 31 décembre 2024, le délai moyen de prise en charge pour une PMA avec don de spermatozoïdes (de la prise de rendez-vous jusqu’à la première tentative) était de 17,7 mois au niveau national, contre 14,4 mois au 2e semestre 2022. Pour ce qui est des tentatives d’AMP (assistance médicale à la procréation) avec un don d’ovocytes, le délai d’attente moyen s’élève même à 24 mois.

Ainsi, le groupe la France insoumise veut assurer le financement des Cecos des coupes budgétaires constantes du gouvernement sur les dépenses de santé par un financement pluriannuel des centres habilités. Ce nouveau mode de financement pourrait également permettre l’ouverture de nouveaux centres dans les territoires les moins dotés, notamment les territoires ultramarins.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 70

Ségolène Amiot LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002684
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211