amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 2080

Zahia Hamdane LFI-NFP · Après l'article 37

En clair

Zahia Hamdane a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après le III de l’article L. 214‑7 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un III bis ainsi rédigé :

« III bis. – À compter du 1er janvier 2029, les établissements ou les services d’accueil du jeune enfant privés lucratifs mentionnés au premier alinéa de l’article L. 2324‑1 du code de la santé publique ne peuvent bénéficier d’aides publiques. Les modalités d’application du présent alinéa sont précisées par décret en Conseil d’État. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose de conditionner les aides financières publiques à la non-lucrativité des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) d’ici 3 ans.

En 2024, les découvertes et livres d’enquêtes sur les crèches privées lucratives ont dessinés un monde où la qualité de l’accueil du jeune enfant se substitue progressivement à sa rentabilité. L’ouverture de la petite enfance au secteur privé, il y a de ça 20 ans, est venu faire du jeune enfant un bien marchand qui sert à enrichir les grands groupes.

Une poignée d’entre eux, détenus par des fonds d’investissement, déploient depuis une stratégie prédatrice. Arrosées d’argent public, ces entreprises de crèche réduisent au maximum les coûts, qu’il s’agisse des coûts humains en abaissant le niveau de qualification des professionnels recrutés et en augmentant à des niveaux illégaux les taux d’encadrement des enfants ou des coûts matériels, en rognant sur les couches, le lait et les repas.

Le modèle privé lucratif est en inadéquation totale avec les besoins de développement des enfants et fondamentalement générateur de maltraitances tant pour les travailleurs que pour les enfants accueillis et leurs parents. Les exigences de rentabilité de ces groupes, au détriment du bien-être de l’enfant, sont incompatibles avec la promesse d’un service public de la petite enfance. C’est pourquoi La France Insoumise et son candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, portent la création d’un véritable service public de la petite enfance, par l’ouverture progressive de 500 000 places en crèches et modes de gardes adaptés

Le délai de 3 ans de conditionnalité des aides versées permet la réalisation de cette mesure, elle correspond également à l’âge auquel les derniers enfants fréquentant des établissements marchands entreront à l’école, permettant ainsi un parcours d’accueil continu durant la mise en conformité des établissements.

Pour toutes ces raisons, cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à conditionner les aides financières publiques à la non-lucrativité des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) d’ici 3 ans.

Auteurs 70

Zahia Hamdane LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002080
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211