amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 1983

Sarah Legrain LFI-NFP · Après l'article 36

En clair

Sarah Legrain a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif au nombre de congés supplémentaires de naissance, créé par l’article 99 de la loi n° 2025 1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, pris par les mères et par les pères, ventilé par durée moyenne du congé, selon le sexe, le niveau de revenu et le statut d’emploi du parent. Ce rapport analyse les freins à la prise de ce congé, notamment les freins à une prise égalitaire entre les deux parents, qu’ils soient financiers, liés à l’organisation du travail ou liés aux représentations. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe La France Insoumise demande au gouvernement un rapport relatif à la prise du congé supplémentaire de naissance par les parents, et ce, par durée, sexe, niveau de revenu, afin d’identifier les freins financiers, organisationnels et culturels et corriger le dispositif si les inégalités se reproduisent.

En effet, le congé supplémentaire de naissance, créé par la LFSS pour 2026 et ouvert depuis le 1er juillet 2026, est présenté comme un levier d’égalité entre les parents. Mais il ne peut être un levier d’égalité que s’il est pris de façon partagée.

Les congés existants appellent à la vigilance : les pères éligibles recourent moins au congé de paternité que les mères au congé de maternité (71 % contre 93 %), et seuls 6,1 % des bénéficiaires de la PreParE étaient des pères en 2020.

Le CSN est indemnisé à 70 % puis 60 % du salaire net, et les femmes étant généralement moins bien payées, les couples sont incités à décider que le congé sera pris par la mère. Le CSN n’est pas obligatoire pour le second parent, et aucun suivi public ne permet d’en mesurer l’usage réel. Cet amendement propose d’y remédier.

Auteurs 70

Sarah Legrain LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001983
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211