amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 1944

Sarah Legrain LFI-NFP · Après l'article 37

En clair

Sarah Legrain a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité et l’impact financier du rétablissement de l’âge de la majoration des allocations familiales versées à partir du deuxième enfant à quatorze ans, prévue à l’article L. 521‑3 du code de la sécurité sociale. Ce rapport évalue les conséquences du recul de cet âge à dix-huit ans sur le niveau de vie des familles bénéficiaires et sur la pauvreté des enfants.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise demande au Gouvernement un rapport sur l’opportunité de rétablir à quatorze ans l’âge de la majoration des allocations familiales, que le décret n° 2026-138 du 27 février 2026 a reporté à dix-huit ans pour les enfants nés à compter du 1er mars 2012.

Cette réforme prive les familles concernées de la majoration de 18,88 à 75,53 euros par mois,
soit jusqu’à 900 euros par an et par adolescent, et jusqu’à 3 600 euros sur quatre ans pour les familles les plus modestes. Dans une famille de deux enfants, le report peut même priver le cadet de toute majoration, si l’aîné atteint 20 ans avant les 18 ans du cadet. Elle intervient alors que la pauvreté infantile progresse et que le coût d’un enfant bondit dès 14 ans, selon l’OCDE.

Elle a été imposée contre l’avis des instances familiales : le Sénat s’y était opposé et le conseil d’administration de la Cnaf a voté contre le projet de décret en janvier 2026. Le Conseil de la famille du HCFEA en a mesuré les effets dans une note publiée en mars 2026. Le Gouvernement la justifie par le financement du congé supplémentaire de naissance. Or elle rapporte 1,2 milliard d’euros par an à terme, soit le double du coût annoncé de ce congé, et la branche famille est excédentaire. Les nouveaux droits des jeunes parents ne sauraient reposer sur la baisse des allocations des familles d’adolescents.

Auteurs 70

Sarah Legrain LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001944
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211