amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 1885
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En clair
Sophia Chikirou a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – L’article L. 531‑6 du code de la sécurité sociale est complété par trois alinéas ainsi rédigés :
« Lorsque l’enfant est accueilli dans un établissement mentionné à l’article L. 2324‑1 du code de la santé publique, l’aide prévue au présent article n’est pas due :
« 1° Lorsque le montant horaire moyen de l’ensemble des sommes facturées à la famille au titre de l’accueil, y compris les frais d’inscription, de dossier, d’adaptation, de repas et d’hygiène, excède un plafond fixé par décret, qui ne peut être supérieur à 10 euros ;
« 2° Lorsqu’un manquement aux règles relatives à l’encadrement des enfants applicables à l’établissement a été constaté dans le cadre d’un contrôle prévu aux articles L. 2324‑2 ou L. 2324‑2-2 du même code et n’a pas été corrigé à l’expiration du délai fixé par l’injonction prononcée en application de l’article L. 2324‑3 dudit code. L’aide cesse alors d’être due à compter du premier jour du mois suivant l’expiration de ce délai et jusqu’au premier jour du mois suivant la constatation du respect de ces règles. Le président du conseil départemental en informe sans délai l’organisme débiteur des prestations familiales, l’établissement et les familles concernées. »
II. – Le I entre en vigueur le 1er septembre 2027.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise conditionne le versement du complément de libre choix du mode de garde (CMG) en micro-crèche au respect des normes d’encadrement des enfants et à un plafond tarifaire calculé toutes sommes comprises. Il vise à cesser de financer avec de l’argent public des établissements qui ne respectent pas les règles d’encadrement ou surfacturent les familles.
Les micro-crèches privées lucratives se sont multipliées en dix ans grâce à un financement public indirect : le CMG de la prestation d’accueil du jeune enfant, versé aux familles. Ce modèle a permis à des groupes privés de prospérer en facturant cher et en rognant sur les effectifs et la qualité. Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales d’avril 2023 puis la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le modèle économique des crèches, en 2024, en ont documenté les conséquences : normes d’encadrement non respectées, personnels non qualifiés, maltraitances.
Une micro-crèche dont les familles perçoivent le CMG peut aujourd’hui facturer jusqu’à 10 euros de l’heure, plafond fixé par décret que certains gestionnaires contournent en facturant à part des frais annexes, et l’argent public continue d’affluer même lorsque les normes d’encadrement sont bafouées.
Le dispositif pose deux conditions. La première est un plafond tarifaire inscrit dans la loi et calculé toutes sommes comprises, qui met fin aux frais annexes. La seconde est le respect des règles d’encadrement : lorsque la protection maternelle et infantile constate un manquement qui n’est pas corrigé après injonction, l’aide publique cesse d’être versée jusqu’au retour à la conformité. La pression porte ainsi sur le gestionnaire, et les familles sont prévenues.
Les sommes ainsi économisées doivent revenir au service public de la petite enfance et aux crèches publiques, où des milliers de places restent fermées faute de professionnels, à commencer par Paris, où 3 500 places sont aujourd’hui bloquées.
Auteurs 70
- LFI-NFP 69
Les 69 cosignataires
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Shéhérazade Bentorki
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Arnaud Saint-Martin
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001885
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211