amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 1744

Hadrien Clouet LFI-NFP · Article 35

En clair

Hadrien Clouet a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer les alinéas 5 à 12.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement de repli, le groupe parlementaire La France insoumise entend supprimer la mesure de sous-indexation des pensions de retraite à partir de 1260 euros.

Le Gouvernement cherche à voler 4,1 milliards d’euros aux retraités. Le Gouvernement a ainsi pour objectif d’appauvrir les 2/3 des retraités.

Ainsi, dans l’hypothèse où l’inflation mesurée sur un an au moment de la revalorisation sera toujours de 3 % (comme relevée récemment par l’Insee), si le Gouvernement fait le choix de ne revaloriser les retraites que de la moitié de l’inflation, un retraité percevant une pension de base moyenne de 891 euros perdra 160 euros sur l’année ! Dans le même temps, les prix alimentaires ou des complémentaires santé vont continuer de s’envoler. Pour un retraité qui n’est pas propriétaire de son logement, il s’agit d’une somme considérable.

Et ces pertes sont sans compter le gel des pensions de retraite complémentaire, que le patronat souhaite dévaloriser de 0,8 point d’inflation.

Mais le Gouvernement persiste à présenter les retraités comme étant des privilégiés, pour la seule raison que leurs pensions de retraite de base sont indexées sur l’inflation.

Tout cela est faux :

– le niveau de vie médian des retraités est « équivalent à celui de l’ensemble de la population » selon la Drees (2025)

– du fait d’une inflation mal mesurée, ils ont en réalité perdu en pouvoir d’achat depuis 2017 : les pensions ont diminué de 7,2 % si l’on se réfère à l’IPCH (indice d’inflation qui prend mieux en compte le prix de l’alimentation, de la santé et du logement)

– leur niveau de vie relatif à l’ensemble de la population est « est resté globalement stable depuis 1996, alors qu’il avait fortement progressé

depuis 1970 » (Cor, 2026).

Le problème réel qui est posé est celui d’un appauvrissement de l’ensemble de la population, y compris des actifs, parce que les salaires réels diminuent. Prendre les retraités pour cible n’y change rien.

Pendant ce temps, ceux qui concentrent toutes les richesses dans leurs mains sortent gagnants de ce budget. Les revenus financiers, les revenus locatifs, les profits des actionnaires se portent mieux que jamais.

C’est pourquoi nous pensons au contraire que c’est le capital et ses revenus qui doivent être mis à contribution.

Auteurs 70

Hadrien Clouet LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001744
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211