amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 1561
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En clair
Ségolène Amiot a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Dans un délai de 6 mois à compter de la promulgation de la loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les raisons de la sous-reconnaissance des troubles psychiques du travail par les Comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles et les éventuelles évolutions de celles-ci depuis la réforme de leur fonctionnement avec l’article 95 de la loi n° 2025‑1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Par cet amendement, le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale souhaite dénoncer l’absence de reconnaissance des troubles psychiques au travail comme maladies professionnelles.
En France, 480 000 personnes sont concernées par un état de souffrance au travail, dont 7% (soit environ 30 000 individus) qui sont spécifiquement touchées par le burn-out et 3,2 millions de salariés qui sont exposés à un risque de burn-out soit 12 % de la population active.
Les troubles psychiques professionnels ne font l’objet d’aucun tableau de maladie professionnelle permettant de présumer le caractère professionnel de la maladie à partir de la caractérisation de facteurs d’exposition. Ils ne font donc l’objet que de reconnaissance dites “hors-tableau”, au cas par cas, devant un Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles.
Cette procédure crée une sous-reconnaissance drastique des troubles psychiques du travail. En effet, si le nombre de MP psychiques reconnues par les CRRMP a plus que doublé par rapport à 2020, il n'est que passé de de 840 à 1 805.
La reconnaissance des maladies psychiques demeure une exception en France.
Cette reconnaissance reste marginale lorsque l’on sait que le burn-out ne constitue que la troisième cause de troubles psychiques au travail mais qu’il représente à lui seul au moins 30 000 victimes.
De plus, la part d’avis favorables des troubles psychiques liées au travail dont l’origine professionnelle a été reconnue est de 43% en 2024. Le taux de refus est particulièrement élevé.
Par ailleurs, on constate que le taux d’avis de reconnaissance favorable baisse progressivement année après année.
Pour toutes ces raisons, nous sollicitons la remise d'un rapport sur les raisons de la sous-reconnaissance des troubles psychiques du travail.
Auteurs 70
- LFI-NFP 69
Les 69 cosignataires
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Shéhérazade Bentorki
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Arnaud Saint-Martin
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001561
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211