Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 1474

Zahia Hamdane LFI-NFP · Après l'article 18

En clair

Zahia Hamdane a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 23 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Au premier alinéa de l’article L. 139‑3 du code de la sécurité sociale, après le mot : « an », est inséré le mot : « , prioritairement ». »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe La France Insoumise souhaite dénoncer la financiarisation de la Sécurité sociale et insister sur la nécessité pour l’ACOSS de se financer par l’emprunt en priorité auprès de la Caisse des dépôts et consignations, plutôt que sur les marchés financiers.

La financiarisation de la dette est un fléau : elle réduit les capacités des caisses de Sécurité sociale de répondre aux besoins sociaux, avec pour seule but détourner le produit de nos cotisations pour rémunérer les prêteurs sur les marchés financiers.

Depuis 2021, l’ACOSS se finance uniquement sur les marchés financiers, alors qu’elle usait auparavant de son droit de se financer auprès de la Caisse des dépôts et consignations CDC).

Les gouvernements qui ont mis en place cette politique, de la droite à la macronie en passant par le Parti socialiste de François Hollande, ont placé les caisses de Sécurité sociale à la merci des spéculateurs qui manipulent les taux d’intérêt.

Ce sont actuellement 31,8 milliards d’euros de titres de dette qui ont été cédés à des acteurs financiers de la City de Londres et 13,5 milliards d’euros aux spéculateurs de la place financière de Paris. Au total, 48,2 milliards d’euros de « dette sociale » à court-terme sont au moins des marchés financiers.

C’est un scandale d’en être arrivé à ce point de spéculation sur les caisses, alors que la Sécurité sociale s’est construite selon le principe de lever les recettes permettant de répondre aux besoins, ce qui limite grandement les difficultés de trésorerie sur une année.

Les taux d’intérêt subis par l’ACOSS ont explosé ces dernières années : négatifs en 2022, ils ont fortement augmenté en 2023 (près de 2 %) et 2024 (près de 3 %) pour s’établir à 2,25 % en 2025.

En 2025, il en a coûté 1,1 milliard d’euros qui sont allés directement dans les poches des possesseurs des titres financiers !

Une telle somme représente 60 % du budget Hospices civils de Lyon ou du CHU de Toulouse.

C’est pourquoi le groupe parlementaire La France Insoumise propose que l’ACOSS se finance prioritairement par l’emprunt auprès de la CDC.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 70

Zahia Hamdane LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Scrutin public

  1. Rejeté L'amendement n° 1474 de Mme Hamdane après l'article 18 22 pour · 79 contre · 2 abstentions

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001474
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211