amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 1258
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En clair
Anaïs Belouassa-Cherifi a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il est tombé en séance publique le 22 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Rédiger ainsi les alinéas 19 et 20 :
« b) La seconde phrase du dernier alinéa du II de l’article L. 241‑13 du code de la sécurité sociale est ainsi rédigée : « Ce montant est inférieur au salaire minimum de croissance applicable au 1er janvier 2024 majoré de 100 %. » ; ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Par cet amendement, le groupe parlementaire La France Insoumise souhaite limiter le dispositif de réduction générale de cotisations sociales aux salaires inférieurs à 2 fois le SMIC.
Le coût des exonérations de cotisations sociales est de plus de 88 milliards d’euros dont près de 68 milliards d’euros pour les régimes de Sécurité sociale.
C’est un gigantesque gaspillage de l’argent public, d’autant plus inacceptable que les services publics sont exsangues et que les recettes de la Sécurité sociale ne permettent pas de répondre aux besoins sociaux.
Plutôt que de diminuer le niveau de ces exonérations de cotisations, le Gouvernement propose un nouveau budget de casse sociale qui fait des coupes budgétaires sur l’hôpital, sur les malades, sur les retraités, sur les privés d’emploi.
Ces cadeaux aux entreprises sont accordés sans aucune contrepartie. Ils sont payés par les catégories populaires et moyennes, au moyen de la TVA qui vient les compenser.
Le seuil de salaire jusqu’auquel elles sont applicables est aujourd’hui de 3 SMIC, ce qui est bien trop élevé. La littérature scientifique nous apprend que ces exonérations de cotisations sociales n’ont aucun effet notable sur l’emploi et la « compétitivité » au-delà de 1,6 SMIC. Même certains économistes libéraux sont contraints à reconnaître le fiasco qu’est cette politique. Le Groupe d’experts sur le Smic, dans son rapport remis le 12 décembre 2025 au Gouvernement, recommandait précisément d’abaisser le seuil de sortie du dispositif à 2 Smic, afin de « recentrer les allègements là où ils ont démontré un effet sur l’emploi ».
L’économiste Clément Carbonnier a montré les effets de cette politique. Les exonérations de cotisations sociales sont directement allés gonfler les profits des entreprises, sans augmenter l’investissement et l’emploi total. Concernant les hausses de salaires, elles n’ont existé que pour les salariés qui avaient déjà de hauts salaires (« Toujours moins ! L’obsession du coût du travail ou l’impasse stratégique du capitalisme français », 2025).
C’est pourquoi il faut organiser la sortie des exonérations de cotisations sociales.
Pour toutes ces raisons, le groupe La France Insoumise souhaite limiter le dispositif d’allègement général de cotisations sociales aux salaires inférieurs à deux fois le SMIC. Il est également proposé que le SMIC servant de référence pour leur calcul soit gelé à son niveau de 2024.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 70
Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP
- LFI-NFP 69
Les 69 cosignataires
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Shéhérazade Bentorki
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Arnaud Saint-Martin
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001258
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211