Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 768

Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP · Après l'article 5

En clair

Anaïs Belouassa-Cherifi a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 137‑40 du code de la sécurité sociale, le taux : « 0,3 % » est remplacé par le taux : « 0,6 % ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à mettre plus fortement à contribution les employeurs pour le financement de la branche autonomie.

Emmanuel Macron n’a tenu aucune de ses promesses concernant l’autonomie et le grand âge. Il n’y a pas eu de loi d’ampleur sur le grand âge. Seules quelques mesures éparses se sont frayées un chemin dans les PLFSS et dans la maigre proposition de loi dite « bien vieillir ».

La branche autonomie ne dispose pas de financements suffisants. D’une part, elle ne dispose pas de cotisations propres lui permettant de se financer. D’autre part, les contributions et impôts qui lui sont affectés ne permttent pas de couvrir ses dépenses. C’est le résultat d’une politique qui vise à la mettre en déficit.

Pourtant, sous l’effet du vieillissement de la population française, les besoins sont immenses et vont croissant. Il est nécessaire de recruter davantage de professionnels du soin pour augmenter les taux d’encadrement dans les Ehpad ou permettre le maintien à domicile, de revaloriser les métiers et les rémunérations.

Des moyens sont attendus pour l’investissement et l’adaptation dans les Ehpad et les logements des personnes en perte d’autonomie, notamment pour faire face au changement climatique, etc. Dans son plan d’urgence d’adaptation à la canicule, le groupe parlementaire La France insoumise propose :

– très rapidement, l’installation de brasseurs d’air, de ventilateurs, de stores, de brise-soleil et de films solaires dans les Ehpad

– la mise à disposition de points d’eau mobiles

– la mise en place d’un fonds d’urgence pour installer volets et persiennes partout où il en manque

– la rénovation des bâtiments publics accueillant des publics vulnérables

– dès que possible, l’installation de la climatisation dans les chambres des EHPAD

Ces grands travaux d’adaptation nécessitent d’y consacrer des ressources importantes dont la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie est aujourd’hui privée.

La contribution de solidarité pour l’autonomie est d’un taux particulièrement faible. Nous proposons son doublement à 0,60 % afin de dégager 2,4 milliards d’euros de ressources supplémentaires.

La mise à contribution des entreprises par la socialisation de la valeur produite est préférable à une nouvelle taxe sur les salariés, comme le propose régulièrement la droite avec son idée de nouvelle « journée de solidarité ». Évidemment, cette contribution doit être financée par les employeurs sans hausse du temps de travail et sans baisse de rémunération.

Nous proposons donc de rehausser le taux de la contribution solidarité autonomie pour assurer un financement pérenne et à la hauteur des besoins de la branche et des plus âgés.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
Les 2 amendements identiques, discutés avec lui

Auteurs 70

Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000768
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211