amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 720

Gabrielle Cathala LFI-NFP · Après l'article 25

En clair

Gabrielle Cathala a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

La section 3 du chapitre préliminaire du titre VI du livre I du code de la sécurité sociale est ainsi modifiée :

1° Le 15° de l’article L. 160‑14 est ainsi modifié :

a) Le mot : « mineurs » est supprimé ;

b) Sont ajoutés les mots : « dont le parcours de soins relatif aux conséquences sur la santé globale et aux conséquences du psycho traumatisme des traumatismes psychologiques et physiques induits par des violences sexuelles subies pendant l’enfance » ;

2° Après l’article L. 160‑15, il est inséré un article L. 160‑15‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 160‑15‑1. – La participation de l’assuré mentionnée aux I et II de l’article L. 160‑13 n’est pas exigée pour les victimes de violences sexistes et sexuelles pour les actes médicaux, y compris les prélèvements, et les soins consécutifs aux violences qu’elles ont subis.

« Il en est de même pour la franchise prévue au III de l’article L. 160‑13.

« Les frais afférents aux soins spécialisés en psycho traumatisme, entendu comme l’ensemble des traumatismes psychologiques et physiques induits par les violences subies, des victimes de violences sexuelles sont intégralement pris en charge, à hauteur maximale de trente‑trois séances par an, renouvelables. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise entend instaurer un parcours de soins intégralement remboursé par la sécurité sociale pour l'ensemble des victimes de violences sexuelles.

L'article 53 de la loi intégrale a reconnu la nécessité de prendre en charge le parcours de soins de ces victimes. Le dispositif demeure toutefois lacunaire : l'article 55 limite le remboursement des soins en psychotraumatisme aux seuls mineurs. Il oublie les majeurs victimes de violences sexuelles, y compris ceux qui les ont subies durant leur enfance.

Ce même article ne précise pas non plus le nombre de séances prises en charge. Nous proposons de fixer un plafond de trente-trois séances par an, renouvelables, conformément au parcours de soins modélisé par la CIIVISE.

Aujourd'hui, les victimes supportent en grande partie le coût de leur parcours de soins, avec un reste à charge annuel pouvant dépasser 4 000 euros pendant dix ans. Cette charge financière prohibitive fragilise d'abord les femmes en situation de précarité et, plus largement, traduit l'abandon des victimes par la solidarité nationale.

La CIIVISE a par ailleurs établi que 5,4 millions d'adultes vivent aujourd'hui en France avec les séquelles de violences sexuelles subies dans l'enfance. Or, la limitation issue de la loi intégrale exclut une large part d'entre eux du dispositif, alors même que la révélation de ces violences peut intervenir des années, voire des décennies plus tard.

C'est pourquoi cet amendement reprend la proposition de loi de La France insoumise visant à créer un parcours de soins intégralement pris en charge par la sécurité sociale, sans exclusive, pour toutes les victimes de violences sexuelles.

Auteurs 70

Gabrielle Cathala LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000720
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211