amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-2449

Marie Mesmeur LFI-NFP · Article 58

En clair

Marie Mesmeur a déposé cet amendement le 2 nov. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire−50 000 000 €−50 000 000 €
Vie étudiante+50 000 000 €+50 000 000 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires0 €0 €
Recherche spatiale0 €0 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, nous proposons de renforcer les services de santé étudiants et d’augmenter drastiquement le nombre de psychologues au sein des universités pour assurer un accès gratuit aux soins.

En matière de santé mentale, les jeunes sont une des populations les plus à risque, leur taux d’idée suicidaire est deux à quatre fois plus élevé que pour le reste de la population. Les statistiques sont préoccupantes : 69 % des étudiants se déclarent souvent ou constamment stressés, 55 % nerveux, 64 % épuisés, et 44 % se sentent souvent seuls. Cette situation a un coût humain, les troubles psychiques sont un facteur de décrochage scolaire, mais aussi économique : en 2018 le cout des troubles psychiques en France a été évalué à 109 milliards d’euros.

En 2021, le Gouvernement a introduit un dispositif de Soutien Psy permettant aux étudiant.es d’accéder gratuitement à 8 à 12 consultations psychologiques. Cependant, le nombre de psychologues n’a pas été suffisant pour répondre aux besoins. Par ailleurs, le dispositif exclut les personnes ayant subi des violences sexuelles pendant l’enfance lorsque ces violences ont eu des conséquences psychotraumatiques entraînant des troubles dépressifs sévères. Quant aux services de santé universitaires, ils sont complètement saturés : on compte en moyenne 1 psychologue pour 30 000 étudiants, bien en dessous des recommandations internationales qui préconisent 1 psychologue pour 1000 à 1500 étudiants. Le taux de la France est ainsi 20 fois inférieur aux recommandations internationales et 12 fois inférieur à celui de l’Irlande.

D’autres pays ont investi pour la santé des étudiants : l’Ecosse a ainsi engagé 20 millions de livres en 2019, pour recruter 80 psychologues dans les quatre prochaines années.

Cet amendement vise donc à engager un plan massif de recrutement de psychologues universitaires, pour atteindre le ratio d’un psychologue pour 1500 étudiants. Sur la base d’un besoin de recrutement de 1 000 psychologues, avec un coût de 50 000 euros par psychologue, cela suppose d’investir 50 millions d’euros.

Pour respecter les règles de recevabilité financière, cet amendement procède au mouvement de crédits suivant :

– Prélève à hauteur de 50 000 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement à l’action 04 « « Etablissements d’enseignement privés » » du programme 150 ;

– Abonde à hauteur de 50 000 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement à l’action 03 « « Santé des étudiants et activités associatives, culturelles et sportives » » du programme 231. Nous appelons le Gouvernement à lever le gage.

Auteurs 70

Marie Mesmeur LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N002449
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210