amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3691

François Piquemal LFI-NFP · Après l'article 26

En clair

François Piquemal a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le III de l’article 1406 bis du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le A est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa ainsi modifié :

– le taux : « 17 % » est remplacé par le taux : « 28 % » ;

– le taux : « 34 % » est remplacé par le taux : « 56 % » ;

b) Le second alinéa est ainsi modifié :

– le taux : « 30 % » est remplacé par le taux : « 50 % » ;

– le taux : « 60 % » est remplacé par le taux : « 100 % » ;

2° À la fin du premier alinéa du B, le taux : « 50 % » est remplacé par le taux : « 83 % ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe La France insoumise souhaite augmenter dans les zones tendues la taxe sur les logements vacants à 50 % dès la première année de vacance, puis à 100 % à partir de la deuxième année de vacance injustifiée.

Près de 3 millions de logements sont vacants en France, soit près de 10 % du parc selon l'INSEE. Plus d'un million le sont depuis au moins 2 ans. C'est 1 million de plus en 15 ans, et une hausse de 60 % en 30 ans. Dans le même temps, 2,9 millions de ménages attendent un logement social, 350 000 personnes sont sans abri et 643 000 sont hébergées chez des tiers faute de mieux. En 2025, au moins 929 personnes sont mortes de la rue dont 14 enfants de moins de 4 ans.

Des millions de logements vides d'un côté, des centaines de milliers de personnes sans toit de l'autre, ce scandale est le fruit de décennies de dérégulation et d'inaction de l'État. Face à un parc social saturé et à des loyers privés inaccessibles aux ménages précaires, remettre les logements vacants sur le marché est un levier direct et efficace contre le sans-abrisme.

Si la fusion l'an dernier de la taxe sur les logements vacants et de la taxe d'habitation sur les logements vacants a simplifié le dispositif, le niveau de taxation reste insuffisant pour dissuader les multipropriétaires, pour qui laisser un bien vide est un choix patrimonial et spéculatif. Il faut aller plus loin et rendre la vacance plus coûteuse que la mise en location.

Auteurs 70

François Piquemal LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003691
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210