Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3453

François Piquemal LFI-NFP · Après l'article 7

En clair

François Piquemal a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 30 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° Les i et j du 1° du I de l’article 31 sont abrogés.

2. Le 3° du I de l’article 156 est abrogé.

3° Le 5° du B du I de l’article 199 novovicies est abrogé.

II. – Les dispositions du I s’appliquent aux engagements souscrits à compter du 1er janvier 2027. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe La France Insoumise vise à supprimer les différentes niches fiscales de soutien à l’investissement locatif.

L’investissement dans le logement est devenu une variable de capitalisation, par laquelle l’argent produit l’argent et qui contribue à faire s’envoler les revenus du capital au détriment des revenus du travail. Avec des loyers en hausse pour combler le besoin de rentabilité de l’investissement, il pèse directement sur le pouvoir d’achat des ménages.

D’autant que la structure de la propriété est claire : 3,5 % des ménages détiennent plus de la moitié du parc locatif. La petite propriété, conçue comme un revenu complémentaire, est donc très limitée. Les niches fiscales facilitant l’acquisition de propriété locative vont donc directement limiter le stock de logements disponibles à la vente, et contribuent à aider à la constitution d’un capital productif : le propriétaire bénéficie ainsi à la fois d’une baisse d’impôts et d’une hausse de revenus.

Ces dépenses fiscales se font directement au détriment du financement d’autres initiatives pour le logement. Les quinze plus importantes niches fiscales liées au logement ont coûté plus de 28 milliards d’euros sur les 12 dernières années, c'est-à-dire 2,3 milliards par an. L’ONG Oxfam a également calculé que trois niches fiscales relatives au secteur du logement ont, à elles seules, coûté près de 11 milliards aux finances publiques en 12 ans, de quoi financer plus de 70 000 logements sociaux.

Le logement est d’ailleurs l’un des postes où les dépenses fiscales sont les plus élevées. Ainsi, la mission “Cohésion des territoires” comporte le troisième poste de dépenses fiscales le plus élevé de tout le projet de loi de finances 2027. Rapportées au budget de la mission, ces niches fiscales représentent environ 31 %. En supprimant les niches fiscales, le budget du logement et de la ville serait augmenté d’un tiers.

Cet amendement propose donc de supprimer les plus importantes niches fiscales d’aides à l’investissement locatif afin d’éviter l’accroissement des inégalités, les aides aux plus riches, et la dégradation du budget de l’État.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 70

François Piquemal LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Scrutin public

  1. Rejeté L'amendement n° 3453 de M. Piquemal après l'article 7 8 pour · 51 contre · 2 abstentions

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003453
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210