amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-2185
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En clair
Aurélien Le Coq a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en séance publique le 27 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À l’alinéa 11, substituer au taux :
« 15,7 % »
le taux :
« 53,2 % ».
II. – En conséquence, à l’alinéa 19, substituer au taux :
« 31,4 % »
le taux :
« 73,2 % ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de relever les taux de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises afin de retrouver le niveau de la surtaxe instaurée par le Gouvernement Philippe fin 2017 : un taux d’imposition global de 38,3 % pour les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 1 milliard d’euros, et de 43,3 % au-delà de 3 milliards.
Cette contribution de 2017 avait été créée pour financer une partie des 10 milliards d’euros que l’Etat devait rembourser aux entreprises, à la suite de la censure par le Conseil constitutionnel de la taxe de 3 % sur les dividendes votée sous le quinquennat précédent. Ces taux de 38,3 % et 43,3 %, restent sensiblement plus élevés que ceux de la contribution actuelle, dont le taux maximal plafonne à 30,1 % pour les entreprises qui réalisent entre 1 et 3 milliards de chiffres d'affaires, et de 35,3 % pour les entreprises qui réalisent plus de 3 milliards de chiffre d’affaires.
La contribution de 2017 était donc bien plus ambitieuse et a pu rapporter 10 milliards d’euros (contre 5 milliards prévus par la LFI 2025). La durée limitée de cette taxe, reconduite chaque année sous une forme réduite, produit un effet pervers : elle incite les grandes entreprises à différer la constatation de leurs bénéfices d’un exercice sur l’autre, pour échapper à une contribution dont elles savent qu’elles ne seront pas reconduites aux mêmes conditions.
Proroger la contribution renforcée pour quatre ans mettrait fin à cette logique de contournement par anticipation, et laisserait aux entreprises un choix simple : réinvestir leurs bénéfices dans l’emploi et l’appareil productif, ce qui profite à l’économie réelle, ou continuer à dégager d’importants profits, et alors à contribuer réellement au financement des services publics.
Face à l’échec de la politique de l’offre menée par Macron depuis 10 ans, la situation des services publics est bien plus critique en 2026 qu’en 2017. La moindre des choses est donc de mettre en place une contribution pour les grandes entreprises équivalente à celle mise en place par Philippe. Nous proposons donc de porter les taux de la contribution exceptionnelle à 39,4 % et 44,4 %, afin d'assurer le financement et la continuité des services publics dont dépend, en définitive, la capacité des entreprises elles-mêmes à dégager des profits.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 70
- LFI-NFP 69
Les 69 cosignataires
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Shéhérazade Bentorki
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Arnaud Saint-Martin
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002185
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210