amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-2027

Matthias Tavel LFI-NFP · Article 42

En clair

Matthias Tavel a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 40 :

« VIII. – L’article 43 de la loi n° 2012‑1509 du 29 décembre 2012 de finances pour 2013 est ainsi modifié :

« 1° Au I, après la référence : « I ter », sont insérés les mots : « et du I quater » ;

« 2° Après le I ter, il est inséré un I quater ainsi rédigé :

« I quater. – Une fraction au moins égale à la fraction correspondant au transport maritime du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre mentionné au présent article est affectée chaque année à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie pour la décarbonation du transport maritime. »

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe LFI vient soutenir la décarbonation du transport maritime par un fonds abondé notamment par les sommes issues du système européen d’échange de quotas d’émission carbone. Il permet de concrétiser une promesse de François Bayrou, restée lettre morte depuis plus d’un an et demi.

Le système européen d’échange de quotas d’émission carbone est un leurre. C’est un mécanisme qui repose sur la financiarisation de l’empreinte carbone, avec des quotas distribués aux entreprises polluantes, qu’elles peuvent se revendre entre elles, pour celles qui souhaitent polluer encore davantage. Nous sommes opposés à ce système et proposons d’en sortir, car la réponse à la crise écologique ne passe pas par les marchés financiers, qui prospèrent précisément sur la destruction de notre environnement.

En attendant la fin de ce système, nous proposons d’utiliser les produits de ces quotas pour financer la transition écologique, en particulier celle du transport maritime.

Le transport maritime, c’est près d’un milliard de tonnes de CO₂ émises chaque année. Cela représentera 17 % des émissions mondiales d’ici 2050.

Nous le savons : la meilleure solution pour diminuer l’empreinte carbone du transport maritime, c’est de réduire le flux de ces transports maritimes, en particulier quand ils acheminent des marchandises qui participent directement à la destruction de notre planète, ou mettent directement en difficulté des filières françaises par une concurrence déloyale.

L’autre levier est la décarbonation à laquelle le fonds créé par le présent amendement doit participer.

Cet amendement ne fait qu’inscrire dans la loi les dispositions annoncées lors du comité interministériel de la mer du 26 mai 2025 par François Bayrou.

Auteurs 70

Matthias Tavel LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002027
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210