amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-1986

Marianne Maximi LFI-NFP · Après l'article 42

En clair

Marianne Maximi a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le tableau du deuxième alinéa du 1 du B du V de l’article L. 213-10-9 du code de l’environnement est ainsi rédigé :

Usages Catégorie 1 Catégorie 2
Minimum Maximum Minimum Maximum

Irrigation autre que l'irrigation gravitaire

2,5 5,04 5 10,08
Irrigation gravitaire 0,01 0,7 0,01 1,4
Alimentation en eau potable 2,82 10,08 5,64 20,16
Alimentation d'un canal 0,012 0,042 0,024 0,084

Refroidissement industriel conduisant à une restitution supérieure à 99 %

0,53 0,95 1,06 1,9
Autres usages économiques 1,97 7,56 3,93 15,12

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement de repli, le groupe LFI souhaite assurer l’existence de planchers non nuls pour les prélèvements sur la ressource en eau, comme ça devrait être le cas depuis 2024.

Alors que le changement climatique multiplie les sécheresses et accentue les tensions sur l'eau, le droit permet encore aux agences de l’eau de fixer à zéro le tarif applicable à l’irrigation.

Toutefois, la possibilité de mettre en place un plancher nul, rend possible l’annihilation de la conscientisation des usages de la ressource en eau. Nous proposons donc d’établir des planchers systématiquement au-dessus de 0, tout en maintenant les mêmes plafonds, et donc la liberté dans la fixation de la redevance.

Cet amendement fixe, pour l’irrigation autre que gravitaire, un plancher de 2,5 centimes d’euro par mètre cube dans les ressources de catégorie 1 et de 5 centimes dans celles de catégorie 2, situées dans les zones où la ressource est particulièrement tendue. Ces montants correspondent à environ la moitié des plafonds légaux et maintiennent une capacité de modulation pour les agences de l’eau.

Afin de poursuivre l’incitation à l’irrigation gravitaire, qui diminue considérablement la consommation de la ressource eau à l’hectare, un seuil purement symbolique de 0,01 centime est produit pour cet usage.

L’objectif de cet amendement est donc d’assurer que les acteurs économiques doivent contribuent à la préservation de l’eau et des milieux aquatiques, l’essentiel des redevances étant largement supportés par les usagers des services d’eau et d’assainissement.

Auteurs 70

Marianne Maximi LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001986
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210