amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-307

René Pilato LFI-NFP · Après l'article 42

En clair

René Pilato a déposé cet amendement le 7 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

L’article L. 213‑10‑2‑1 du code de l’environnement est ainsi modifié :

1° Le 2° du I est abrogé ;

2° Le IV est abrogé :

3° Au 2° du V, les mots : « 100 euros par hectogramme » sont remplacés par les mots : « 30 euros par gramme ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose de fortement renforcer la redevance PFAS, qui n'est aujourd'hui ni désincitative, ni source de financement.

Ces « polluants éternels » contaminent durablement l’eau et exposent les collectivités à des dépenses considérables. À Saint-Louis, dans le Haut-Rhin, l’installation d’un dispositif de filtration a coûté 6 millions d’euros. Une mission réunissant notamment l’Inspection générale des affaires sociales estime que la dépollution de l’eau potable pourrait entraîner entre 1,3 et 5,7 milliards d’euros de surcoûts annuels et appelle à faire davantage contribuer les principaux émetteurs.

Le contraste est vertigineux : l’Inspection générale des affaires sociales estime que la redevance PFAS adoptée l'an dernier ne rapporterait qu’environ 5 millions d’euros par an. Les collectivités et les usagers devraient donc supporter des milliards d’euros de dépollution, pendant que les industriels responsables n’en financeraient qu’une toute petite partie. Cela est dû tant à la faiblesse de la redevance, aujourd'hui de 1 € par gramme rejeté, qu'aux abattements prévus.

Le décret du 25 juin 2026 accorde en outre aux industriels un abattement forfaitaire de 80 % dès lors qu’une technologie considérée comme adaptée est installée, sans démonstration d’une réduction effective des rejets dans les mêmes proportions. Ces abattements sont absurdes et consistent à placer une nouvelle mission d'utilité publique entre les mains d'acteurs privés, qui s'y soustrairont autant que possible.

Cet amendement met donc un terme aux abattements injustifiés sur la redevance PFAS, et relève la redevance à 30 € par gramme, pour que les industriels assument enfin le coût de leur pollution, et pour financer une eau propre et dépolluée pour toutes et tous.

Auteurs 70

René Pilato LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000307
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210