Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 1929

François-Xavier Ceccoli DR · Article 12

En clair

François-Xavier Ceccoli a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 23 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à supprimer la nouvelle contribution mise à la charge des
complémentaires santé, qui vient s’ajouter à celle déjà instaurée par la loi de financement de la
sécurité sociale pour 2026.

Reconduite de nouveau à 2,05 % des cotisations santé, cette nouvelle contribution représenterait un
prélèvement supplémentaire de 1,1 milliard d’euros. Elle intervient alors même que les
complémentaires santé ont déjà supporté en 2026 une contribution de plus d’un milliard d’euros
et qu’elles sont parallèlement appelées à prendre en charge des dépenses croissantes,
notamment sous l’effet des revalorisations tarifaires des soins, de l’élargissement des prises en
charge et du transfert inédit de dépenses décidé par le Gouvernement cet été pour un montant de
plus de 1,4 milliard d’euros.

Cette nouvelle contribution interviendrait dans un contexte où la fiscalité pesant sur les contrats de
complémentaire santé est déjà particulièrement élevée. Comme l’a récemment souligné la MECSS,
les prélèvements spécifiques applicables à ces contrats représentent plus de 6,3 milliards d’euros
par an. Avec l’instauration de la contribution exceptionnelle de 2026, ils correspondent ainsi à 16,12 %
des cotisations santé.

L’ajout d’un nouveau prélèvement est susceptible de peser sur le coût de la couverture
complémentaire santé, alors que celle-ci joue un rôle essentiel dans l’accès aux soins. Cet effet peut
concerner aussi bien les assurés individuels, notamment les seniors, que les salariés couverts par des
contrats collectifs et les entreprises qui participent à leur financement, avec des conséquences
potentielles sur le pouvoir d’achat et le coût de la protection sociale complémentaire.

Surtout, l’accumulation de prélèvements supplémentaires sur les complémentaires santé ne
permet pas de maîtriser la dynamique des dépenses de santé. Une telle contribution ne réduit ni les
volumes de soins, ni les prescriptions inadaptées, ni la fraude. Elle constitue une recette
supplémentaire pour la Sécurité sociale, sans agir sur les causes structurelles de son déficit.

Le redressement des comptes sociaux doit reposer sur des mesures permettant de réduire
durablement la dépense, notamment par une meilleure pertinence des prescriptions, la prévention,
la lutte contre la fraude et la maîtrise des postes de dépenses les plus dynamiques, plutôt que sur
l’accumulation de nouvelles taxes sur les acteurs qui remboursent les soins.

La suppression de cette nouvelle contribution évite de faire des complémentaires santé une
variable d’ajustement récurrente du déficit de la Sécurité sociale et préserve les cotisations
versées par les assurés et les entreprises pour leur finalité première : financer leur couverture
santé.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
Les 21 amendements identiques, discutés avec lui

Auteur

François-Xavier Ceccoli DR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001929
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211