Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-343

Vincent Descoeur DR · Article 35

En clair

Vincent Descoeur a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 9 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en séance publique le 19 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet article prévoit d’abaisser de 5 points – de 16,404% à 11,404% - le taux forfaitaire de FCTVA applicable aux dépenses ne relevant pas des catégories retenues par le Gouvernement, pour une économie attendue de 2,1 milliards d’euros. Une telle mesure revient à faire supporter aux collectivités une part accrue de la TVA qu’elles acquittent sur leurs propres investissements, alors même qu’elles ne peuvent pas, à la différence des entreprises, la récupérer par la voie fiscale.

Le FCTVA n’est pas une subvention facultative que l’État pourrait moduler selon ses priorités annuelles : il constitue une compensation forfaitaire, déjà partielle, de la TVA supportée sur les investissements et certaines dépenses d’entretien. Réduire ce taux pour une partie des opérations instaurerait une sous-compensation nouvelle, contraire à la logique même du dispositif.

Le tri entre les investissements qualifiés de « verts » ou d’aménagement du territoire et les autres dépenses pénaliserait des opérations pourtant indispensables : rénovation des bâtiments scolaires, sécurisation des bâtiments, eau et assainissement, équipements sportifs, culturels et de santé, patrimoine communal, numérique ou cybersécurité. Cette mesure serait particulièrement défavorable aux petites communes et intercommunalités, qui disposent de moins d’ingénierie pour qualifier leurs projets et satisfaire à des critères techniques ou administratifs supplémentaires.

Le FCTVA doit demeurer une ressource automatique, prévisible et libre d’emploi, proportionnelle à l’effort réel d’équipement. Le financement des priorités environnementales doit relever de dotations supplémentaires clairement identifiées, non de la diminution déguisée d’une compensation de TVA. Cette exigence est d’autant plus forte que le Fonds vert est passé de 2,499 milliards d’euros d’autorisations d’engagement en 2024 à 837,5 millions d’euros en 2026.

C’est pourquoi le présent amendement supprime le recentrage du FCTVA.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
Les 28 amendements identiques, discutés avec lui

Auteurs 10

Vincent Descoeur DR

Les 9 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000343
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210