Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3654

Gabriel Attal EPR · Article 9

En clair

Gabriel Attal a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 78 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en séance publique le 27 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« 9° Logiciels ou équipements dont l’usage recourt, en tout ou partie, à des systèmes d’intelligence artificielle et utilisés pour des opérations de conception, de fabrication, de transformation ou de maintenance ainsi que pour des opération d’optimisation de la production. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’intelligence artificielle est la grande révolution industrielle de la décennie. La France peut la gagner, à une condition : ne pas la laisser aux seuls laboratoires et aux géants étrangers, mais la faire entrer massivement dans nos ateliers, nos chaînes de production et nos PME industrielles.

Le présent amendement mentionne donc expressément l’intelligence artificielle parmi les investissements éligibles au suramortissement « industrie 4.0 » créé par l’article 9.

Notre pays compte 186 robots pour 10 000 salariés, contre 429 en Allemagne, et seules 39 % des PME ont investi en 2025, un niveau historiquement bas. Le suramortissement de 2019-2020, dont s’inspire l’article 9, a pourtant fait la preuve de son efficacité. Selon la direction générale des entreprises, il a accru l’investissement des PME industrielles de 12 à 14 % par an, pour un coût budgétaire maîtrisé.

L’exposé des motifs de l’article 9 cite l’IA générative et l’analytique avancée parmi les technologies à soutenir. L’évaluation préalable prévoit même que les logiciels et capteurs éligibles puissent y recourir. Pourtant, la liste inscrite dans la loi ne la nomme pas. Cet écart crée une incertitude juridique au moment précis où les industriels arbitrent leurs investissements. Les systèmes d’IA de pilotage de production, de contrôle qualité ou de maintenance prédictive doivent être clairement couverts.

Cet amendement veut expliciter la volonté d'orienter l’argent public vers l’investissement d’avenir. La France dispose d’une électricité décarbonée, abondante et compétitive. Cet atout stratégique doit servir à la fois notre industrie et notre ambition dans l’IA. Aider les industriels à investir dans l’IA pour concevoir, produire et maintenir, c’est produire davantage en France, monter en gamme et réduire nos dépendances.

Le soutien reste ciblé et temporaire. Il est réservé à l’outil productif industriel, dans le cadre et les plafonds européens déjà prévus par l’article 9. Il ne s’agit pas d’ouvrir une nouvelle niche fiscale, mais de garantir que le dispositif proposé par le Gouvernement atteigne pleinement son but : faire de la France une puissance industrielle de l’intelligence artificielle.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
Les 13 amendements identiques, discutés avec lui

Auteurs 79

Gabriel Attal EPR

Les 78 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003654
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210