amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° 887
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En clair
Violette Spillebout a déposé cet amendement le 8 janv. 2026, avec 54 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 210 sur 1 607amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Enseignement scolaire public du premier degré | 0 € | 0 € |
| Enseignement scolaire public du second degré | 0 € | 0 € |
| Vie de l'élève | 0 € | 0 € |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | −1 € | −1 € |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 0 € | 0 € |
| Enseignement technique agricole | 0 € | 0 € |
| Fonds d’indemnisation et d’accompagnement des victimes de violences en milieu scolaire (création) | +1 € | +1 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à flécher 1 euros en AE et CP du programme « Enseignement privé du premier et du second degrés », action n°09 « Fonctionnement des établissements », vers un nouveau « Fonds d’indemnisation et d’accompagnement des victimes de violences en milieu scolaire ».
Par cet amendement, nous proposons la création d’un fonds national d’indemnisation et d’accompagnement des victimes de violences commises par des adultes dans les établissements scolaires, qu’ils relèvent du secteur public ou privé sous contrat. Cette proposition s’inscrit dans le prolongement direct des conclusions de la commission d’enquête parlementaire sur les modalités du contrôle par l’État et la prévention des violences dans les établissements scolaires, adopté à la quasi- unanimité, qui consacre sa recommandation n° 2 à la reconnaissance de la responsabilité de l’État et à la création d’un tel fonds.
Les travaux de la mission ont révélé une faille structurelle dans la manière dont l’institution scolairetraite les violences commises sur des mineurs placés sous sa responsabilité : carence dans la détection, défaillance dans la transmission des signalements, absence de suivi et de réparation. Dans des centaines de témoignages recueillis, d’anciens élèves ont décrit un même sentiment : celui d’avoir été abandonnés par l’institution censée les protéger.
Le rapport d’enquête souligne que l’État a failli à sa mission de protection de l’enfance et appelle à ce qu’il assume cette responsabilité. Le fonds proposé aurait pour objet d’indemniser les victimes de violences commises dans le cadre scolaire, de leur garantir un accompagnement psychologique, médical, social et juridique et de soutenir les établissements et communautés éducatives touchés dans la mise en œuvre d’actions de prévention et de reconstruction collective.
À ce jour, aucune structure publique spécifique ne répond à ce besoin. L’Éducation nationale, premier service public du pays, ne dispose d’aucun dispositif de réparation comparable à ceux mis en place dans d’autres institutions publiques confrontées à des scandales similaires : la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE), la Commission indépendante sur les abus dans le sport (CIIVISE) ou encore les fonds d’indemnisation des victimes de violences institutionnelles dans le champ médico-social.
Le présent amendement, chiffré à 1 euro symbolique, a pour but d’affirmer un principe : celui selon lequel la réparation due aux victimes de violences en milieu scolaire est un devoir de la République.
Il appelle le Gouvernement à abonder ce fonds à la hauteur des besoins réels et à lui donner les moyens d’assurer pleinement sa mission d’indemnisation et d’accompagnement. Cet amendement a été adopté en commission des affaires culturelles et de l'éducation et en commission des finances lors de l'examen de l'automne budgétaire.
Cette baisse vise uniquement à respecter les règles de recevabilité et les auteurs de cet amendement n’ont aucune intention de baisser les crédits de ce programme et appellent le Gouvernement à lever le gage.
Auteurs 55
Les 54 cosignataires
- LFI-NFP Paul Vannier
- SOC Fatiha Keloua Hachi
- EPR Daniel Labaronne
- EPR Moerani Frébault
- EPR Bertrand Sorre
- EPR Jean-Michel Jacques
- EPR Stéphane Travert
- Dem Géraldine Bannier
- Dem Sandrine Josso
- HOR Philippe Fait
- DR Virginie Duby-Muller
- LIOT Estelle Youssouffa
- LIOT Olivier Serva
- LIOT Laurent Mazaury
- LIOT Constance de Pélichy
- SOC Céline Thiébault-Martinez
- SOC Karim Benbrahim
- SOC Arthur Delaporte
- SOC Colette Capdevielle
- SOC Fabrice Barusseau
- SOC Peio Dufau
- SOC Iñaki Echaniz
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- LFI-NFP Gabriel Amard
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Manon Meunier
- GDR Karine Lebon
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Soumya Bourouaha
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · nouvelle lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 2247
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000887
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B2247