Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CL129

Yoann Gillet RN · Article 58

En clair

Yoann Gillet a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 120 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
85 sur 275amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Emploi outre-mer−2 000 000 €−2 000 000 €
Conditions de vie outre-mer+2 000 000 €+2 000 000 €
Interventions territoriales de l'État0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à renforcer les crédits consacrés aux interventions dans le domaine de l’agriculture et de la pêche en outre-mer, que le présent projet de loi de finances maintient à 6,8 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, alors que l’action n° 02 « Aménagement du territoire » dont ils relèvent subit une baisse catastrophique de 66,52 % par rapport à 2026.

Ces crédits financent des politiques essentielles à la souveraineté alimentaire et à la structuration des filières ultramarines. Ils comprennent notamment le fonds « pêche et aquaculture » de Saint-Pierre-et-Miquelon, collectivité qui, ne faisant pas partie de l’Union européenne, ne peut prétendre aux fonds européens alors que la filière constitue pour elle un enjeu majeur. Ils portent aussi l’aide à l’installation en agriculture en Nouvelle-Calédonie, dispositif de 0,3 million d’euros par an destiné au renouvellement des chefs d’exploitation. Ils financent enfin, à hauteur de 6 millions d’euros par an depuis 2023, l’Office de développement de l’économie agricole d’outre-mer (ODEADOM), qui permet de soutenir, dans les départements et régions d’outre-mer, les plans de souveraineté alimentaire.

Les choix budgétaires du Gouvernement révèlent ainsi un décalage entre l’ambition affichée et les moyens consentis. L’État proclame la souveraineté alimentaire des outre-mer, mais il laisse sa principale ligne d’intervention sans augmentation, au sein d’une action dont les crédits s’effondrent de plus de 66 %. Les agriculteurs et les pêcheurs ultramarins, qui font face à la vie chère, à l’éloignement et à la concurrence des importations, ne peuvent se contenter d’annonces.

Ainsi, le présent amendement prévoit d’abonder les crédits, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, d’un montant de 2 000 000 euros pour l’action n° 02 : « Aménagement du territoire » du programme n° 123 : « Conditions de vie outre-mer » et, pour les besoins de la recevabilité financière, de minorer du même montant les crédits, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, pour l’action n° 01 : « Soutien aux entreprises » du programme n° 138 : « Emploi des outre-mer ».

En cas d’adoption de l’amendement, il est demandé au Gouvernement de lever cette dernière compensation.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 121

Yoann Gillet RN

Les 120 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59051B3210P2D1N000129
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210