amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° 319

Alexandre Sabatou RN · Article 14

En clair

Alexandre Sabatou a déposé cet amendement le 3 oct. 2026, avec 117 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
0 sur 28amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Lorsqu’une entité essentielle a recours à un service d’informatique en nuage fourni par un prestataire privé pour traiter ou stocker des données dont la violation est susceptible de porter atteinte à la sécurité nationale, à l’ordre public, à la santé ou à la vie des personnes ou à la continuité des services essentiels qu’elle fournit, elle veille à ce que ce service mette en œuvre des critères de sécurité et de protection des données garantissant notamment la protection de ces données contre tout accès par des autorités publiques d’États tiers non autorisé par le droit de l’Union européenne ou d’un État membre. Ces critères sont ceux prévus au I de l’article 31 de la loi n° 2024‑449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique et précisés par le décret pris pour son application. Un décret en Conseil d’État précise les catégories de données concernées ainsi que les délais de mise en conformité, qui ne peuvent excéder trois ans à compter de sa publication. Le présent alinéa ne s’applique pas aux personnes soumises à l’article 31 de la loi n° 2024‑449 du 21 mai 2024 précitée. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

La commission a introduit à l’article 14 un critère de souveraineté : le choix des mesures de sécurité doit tenir compte de la maîtrise qu’elles permettent d’acquérir sur les systèmes d’information, afin de réduire les dépendances envers les prestataires qui ne présentent pas de garanties suffisantes. Ce critère reste général et difficilement contrôlable.

Le législateur a déjà défini, pour les données les plus sensibles de l’État, une exigence précise. L’article 31 de la loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique impose aux administrations de l’État et à leurs opérateurs qui confient des données d’une sensibilité particulière à un service d’informatique en nuage de s’assurer que ce service les protège contre tout accès non autorisé des autorités d’États tiers. Le décret n° 2026-272 du 14 avril 2026 en a fixé les modalités ; le recours à une offre qualifiée SecNumCloud par l’ANSSI permet d’y satisfaire.

Rien ne justifie que des données dont la compromission menacerait la sécurité nationale, la santé des personnes ou la continuité des services essentiels soient protégées lorsqu’elles sont détenues par l’État, mais puissent être exposées aux législations extraterritoriales, telles que le CLOUD Act ou la section 702 du FISA américains, lorsqu’elles sont détenues par un opérateur d’électricité, un hôpital ou un grand service d’eau. Le présent amendement étend cette exigence aux entités essentielles, avec un délai de mise en conformité de trois ans au plus.

Auteurs 118

Alexandre Sabatou RN

Les 117 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 1779

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000319
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC1779