Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° CF1

Frédéric Falcon RN · Après l'article 69

En clair

Frédéric Falcon a déposé cet amendement le 2 janv. 2026, avec 122 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
299 sur 2 216amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Le titre II du livre II du code de l’énergie est abrogé.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code général des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement d’appel, présenté par un député du groupe Rassemblement national, vise à abroger le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE).

Initialement conçu pour encourager la maîtrise de la consommation énergétique, ce mécanisme repose sur une obligation imposée aux fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, carburants, fioul) de financer des actions d’économie d’énergie. En pratique, ces obligations sont intégralement répercutées sur les factures des ménages et des entreprises, constituant ainsi un prélèvement indirect et opaque sur la facture énergétique des Français.

Selon plusieurs évaluations, les CEE représentent plusieurs milliards d’euros de surcoût chaque année pour les consommateurs, sans que leur efficacité environnementale ou économique ne soit clairement démontrée.

La Cour des comptes a d’ailleurs souligné à plusieurs reprises les dérives du dispositif : une complexité administrative croissante, une instabilité réglementaire permanente, et une opacité dans la traçabilité des fonds collectés. Le système, devenu au fil des réformes une véritable « usine à gaz », mobilise désormais des intermédiaires multiples dont le coût réduit d’autant l’impact réel sur les économies d’énergie.

Dans un contexte de hausse du prix de l’énergie et de recherche de sobriété budgétaire, il apparaît nécessaire de mettre fin à ce dispositif coûteux, instable et inefficace, qui pèse disproportionnellement sur le pouvoir d’achat des ménages.

Son sort

Auteurs 123

Frédéric Falcon RN

Les 122 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 2247

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000001
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B2247