Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3660

Gabriel Attal EPR · Après l'article 3

En clair

Gabriel Attal a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 87 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en séance publique le 16 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Au III de l’article 2 de la loi n° 2022‑1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022, l’année : « 2026 » est remplacée par l’année : « 2029 ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement prolonge jusqu’au 31 décembre 2029 la possibilité offerte aux employeurs de prendre en charge, au-delà de la part obligatoire de 50 %, jusqu’à 75 % du prix de l’abonnement de transport public de leurs salariés, sans que ce complément soit soumis à l’impôt sur le revenu ni aux cotisations sociales.

Ce dispositif, créé en 2022 pour faire face à la flambée des prix de l’énergie, arrive à échéance à la fin de l’année 2026. Or le contexte qui l’a justifié n’a pas disparu : la hausse des prix des carburants pèse à nouveau sur le budget des actifs. Le présent projet de loi relève d’ailleurs à 1 000 euros le plafond d’exonération de la prime carburant pour les salariés qui dépendent de leur voiture. Il serait incohérent de soutenir ces derniers tout en laissant s’éteindre l’aide destinée à ceux qui font le choix des transports en commun.

Cette prolongation répond à notre priorité : protéger les Français qui travaillent. Elle accompagne aussi l’objectif de réduire notre dépendance aux énergies fossiles, en rendant le report vers les transports collectifs plus attractif. Elle reste enfin facultative pour l’employeur et n’alourdit donc en rien le coût du travail et laisse chaque entreprise libre d’y recourir selon ses moyens.

Cette mesure donne de la visibilité aux employeurs et aux salariés sur trois ans, sans création de dispositif nouveau.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 88

Gabriel Attal EPR

Les 87 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003660
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210