amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° II-545
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En clair
Laurent Jacobelli a déposé cet amendement le 6 nov. 2025, avec 122 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Environnement et prospective de la politique de défense | 0 € | 0 € |
| Préparation et emploi des forces | 0 € | 0 € |
| Soutien de la politique de la défense | 0 € | 0 € |
| Équipement des forces | −115 000 000 € | −20 576 991 € |
| Système de char du futur souverain (création) | +115 000 000 € | +20 576 991 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Notre armée a besoin d’un successeur au char Leclerc : c’est un fait indéniable. Le groupe Rassemblement national reconnaît que le développement d’un char en coopération avec d’autres pays peut représenter une opportunité pour maîtriser les coûts et renforcer l’expertise industrielle.
Le projet Main Ground Combat System (MGCS) vise à concevoir un système de combat destiné à remplacer le Leclerc, à partir du milieu des années 2030, dans le cadre d’une coopération franco-allemande. Pour autant, le groupe Rassemblement national observe ce projet avec une grande circonspection tant il est miné par de nombreux désaccords industriels et stratégiques.
L’annonce, le 15 octobre 2023, d’un projet concurrent germano-italien, le « LRMV », ainsi que la volonté allemande de privilégier ses propres recherches, rendent plus que probable l’échec du MGCS.
Nous ne critiquons pas nos partenaires italiens : au contraire, ils montrent l’exemple. L'Italie a compris que face à l’évolution des menaces, le MGCS, conçu en 2012, n’est plus adapté aux hypothèses de confrontations qui ne correspondent plus aux adversaires actuels.
Le constat est préoccupant : près de douze ans après son lancement, le MGCS reste en phase 1 d’étude préalable. Pendant ce temps, les États-Unis, la Russie, Israël ou la Corée ont modernisé leurs forces et ajusté leurs programmes. Certains défendent la « Défense européenne » en affirmant que le MGCS ne nuit pas aux programmes nationaux. C’est exact : le Léopard pour l’Allemagne ou le Rafale pour la France restent disponibles plus rapidement.
Mais si le MGCS en est encore aux études préliminaires, coûte cher et se révèle inadapté, pourquoi persister dans un programme dont personne ne voudra ?
Les divergences doctrinales accentuent le problème. La France conçoit son armée pour la projection et la manœuvre, tandis que l’Allemagne privilégie une armée terrestre défensive. Les besoins sont donc opposés.
S’ajoutent à cela les contraintes réglementaires et commerciales. Les règles d’exportation allemandes diffèrent des nôtres : l’Eurofighter, lancé dans les années 2000, n’a pu être vendu à la Turquie qu’en 2024.
Enfin, l’industrie elle-même sera pénalisée : un programme coûteux, embryonnaire et aux objectifs divergents conduira à des blindés invendables et inadaptés au marché.
Il est donc prudent, tant que le MGCS reste à l’état embryonnaire, de mettre fin à ce projet avant que des sommes considérables ne soient gaspillées.
L’objet de cet amendement n’est pas de remettre en cause l’amitié franco-allemande ni les coopérations équilibrées, mais de refuser un projet où la France ne trouvera pas son intérêt. Le MGCS ne correspond ni à la doctrine d’emploi des chars français, fondée sur légèreté et attaque, ni aux besoins stratégiques de notre armée.
C’est pourquoi le Rassemblement National propose de flécher les crédits du MGCS vers le financement d’un char du futur souverain, ce qui n’exclut pour autant pas des coopérations fondées sur des intérêts réciproques entre pays.
Cet amendement propose donc de supprimer les crédits de 115 000 000 euros en autorisations d’engagement et 20 576 991 euros en crédits de paiement à l’action 9.80 du programme 146 « Équipement des forces » pour les réaffecter au nouveau programme « Système de char du futur souverain », à hauteur de 115 000 000 euros en autorisations d’engagement et 20 576 991 euros en crédits de paiement.
Auteurs 123
- RN 122
Les 122 cosignataires
- RN Franck Allisio
- RN Maxime Amblard
- RN Bénédicte Auzanot
- RN Philippe Ballard
- RN Anchya Bamana
- RN Christophe Barthès
- RN Romain Baubry
- RN José Beaurain
- RN Christophe Bentz
- RN Théo Bernhardt
- RN Guillaume Bigot
- RN Bruno Bilde
- RN Emmanuel Blairy
- RN Sophie Blanc
- RN Frédéric Boccaletti
- RN Pascale Bordes
- RN Anthony Boulogne
- RN Manon Bouquin
- RN Jorys Bovet
- RN Jérôme Buisson
- RN Eddy Casterman
- RN Sébastien Chenu
- RN Roger Chudeau
- RN Bruno Clavet
- RN Caroline Colombier
- RN Nathalie Da Conceicao Carvalho
- RN Marc de Fleurian
- RN Hervé de Lépinau
- RN Sandra Delannoy
- RN Jocelyn Dessigny
- RN Edwige Diaz
- RN Nicolas Dragon
- RN Sandrine Dogor-Such
- RN Alexandre Dufosset
- RN Aurélien Dutremble
- RN Gaëtan Dussausaye
- RN Auguste Evrard
- RN Frédéric Falcon
- RN Guillaume Florquin
- RN Emmanuel Fouquart
- RN Thierry Frappé
- RN Julien Gabarron
- RN Stéphanie Galzy
- RN Jonathan Gery
- RN Frank Giletti
- RN Yoann Gillet
- RN Christian Girard
- RN José Gonzalez
- RN Antoine Golliot
- RN Florence Goulet
- RN Géraldine Grangier
- RN Julien Guibert
- RN Monique Griseti
- RN Jordan Guitton
- RN Michel Guiniot
- RN Timothée Houssin
- RN Marine Hamelet
- RN Pascal Jenft
- RN Sébastien Humbert
- RN Tiffany Joncour
- RN Alexis Jolly
- RN Sylvie Josserand
- RN Florence Joubert
- RN Hélène Laporte
- RN Laure Lavalette
- RN Robert Le Bourgeois
- RN Marine Le Pen
- RN Nadine Lechon
- RN Katiana Levavasseur
- RN René Lioret
- RN Julien Limongi
- RN Gisèle Lelouis
- RN Julie Lechanteux
- RN Christine Loir
- RN Aurélien Lopez-Liguori
- RN Marie-France Lorho
- RN Philippe Lottiaux
- RN David Magnier
- RN Matthieu Marchio
- RN Patrice Martin
- RN Alexandra Masson
- RN Kévin Mauvieux
- RN Thibaut Monnier
- RN Pierre Meurin
- RN Nicolas Meizonnet
- RN Bryan Masson
- RN Pascal Markowsky
- RN Alexandre Loubet
- RN Claire Marais-Beuil
- RN Michèle Martinez
- RN Serge Muller
- RN Joëlle Mélin
- RN Yaël Ménaché
- RN Thomas Ménagé
- RN Caroline Parmentier
- RN Julien Odoul
- RN Thierry Perez
- RN Kévin Pfeffer
- RN Stéphane Rambaud
- RN Angélique Ranc
- RN Lisette Pollet
- RN Julien Rancoule
- RN Catherine Rimbert
- RN Laurence Robert-Dehault
- RN Anaïs Sabatini
- RN Sophie-Laurence Roy
- RN Béatrice Roullaud
- RN Joseph Rivière
- RN Alexandre Sabatou
- RN Matthias Renault
- RN Emeric Salmon
- RN Philippe Schreck
- RN Anne Sicard
- RN Jean-Philippe Tanguy
- RN Emmanuel Taché
- RN Michaël Taverne
- RN Thierry Tesson
- RN Lionel Tivoli
- RN Romain Tonussi
- RN Frédéric Weber
- RN Frédéric-Pierre Vos
- RN Antoine Villedieu
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1906P2D1N000545
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906