Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1076

Mélanie Thomin SOC · Article 58

En clair

Mélanie Thomin a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 67 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 29 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Enseignement scolaire public du premier degré0 €0 €
Enseignement scolaire public du second degré0 €0 €
Vie de l'élève0 €0 €
Enseignement privé du premier et du second degrés0 €0 €
Conduite et soutien des politiques de l’enseignement, de la recherche, de la jeunesse, de la vie associative et des sports−14 000 000 €−14 000 000 €
Enseignement technique agricole+14 000 000 €+14 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à rétablir les postes d’enseignants agricoles supprimés depuis 2019.
Alors que 43% des chefs d’exploitation auront plus de 65 ans d’ici 2035, le gouvernement a décidé de supprimer 29 000 heures d’enseignement – soit 45 postes d’enseignants – dans les établissements agricoles publics lors de la rentrée 2025, allant à l’encontre de l’enjeu du renouvellement des générations.

En Bretagne, région la plus sévèrement impactée, plus de 5 000 heures, équivalant à 8,5 postes, ont été supprimées en 2025, alors que la moitié des exploitations devront être reprises à l’horizon 2030.

Cette décision compromet la capacité de notre pays à former les agriculteurs de demain et à répondre aux exigences d’investissement pour l’avenir des filières agricoles. Par ailleurs, elle entre en contradiction avec la loi d’orientation agricole, votée en février 2025. Celle-ci prévoit, en effet, d’accueillir et de former 30% d’actifs d’ici 5 ans et d’accompagner la montée en compétences des professionnels des métiers du secteur agricole.

Les conséquences de cette décision sont concrètes et immédiates pour les élèves et leurs enseignants : fermetures ou fusions de classes, regroupements de formations, réduction de l’offre pédagogique, voire disparition de certains enseignements.

Il est urgent que l’enseignement agricole public bénéficie enfin de moyens à la hauteur des enjeux. Pour garantir la souveraineté alimentaire de la France, nous avons la responsabilité collective de former les nouvelles générations et d’accompagner les vocations.

Le SNETAP-FSU, syndicat de l’enseignement technique agricole public, estime à 240 le nombre d’ETPT manquants et un budget d'environ 14 000 000 €.

Pour être recevable, cet amendement modifie les crédits (en AE et CP) de la manière qui suit :
- Il abonde de 14 000 000 euros l’action 01 « Enseignement public » du programme 143 « Enseignement technique agricole ».
- Il minore de 14 000 000 euros l’action 01 « Pilotage et mise en œuvre des politiques éducatives » du programme 214 « Conduite et soutien des politiques de l’enseignement, de la recherche, de la jeunesse, de la vie associative et des sports », pris prioritairement hors titre 2.
Nous proposons ce transfert de crédit pour respecter les règles imposées par l’article 40, mais nous ne souhaitons pas réduire les crédits du programme 214 et proposons que le Gouvernement lève le gage.
Cet amendement a été travaillé avec le SNETAP-FSU.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 68

Mélanie Thomin SOC

Les 67 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001076
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210