amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-AS107

Océane Godard SOC · Article 58

En clair

Océane Godard a déposé cet amendement le 22 oct. 2026, avec 67 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en commission des affaires sociales.

Adoptés sur ce texte
1 sur 70amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Accès et retour à l'emploi+22 000 000 €+22 000 000 €
Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi0 €0 €
Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail0 €0 €
Soutien des ministères sociaux−22 000 000 €−22 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à rétablir les crédits consacrés à la contractualisation avec les départements en matière d’insertion et d’emploi à leur niveau de l’année précédente.

Dans le cadre de la réforme pour le plein emploi, un dispositif de contractualisation a été mis en place avec les départements afin de renforcer l’accompagnement des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), notamment à travers la mise en place des quinze heures d’activité hebdomadaires.

Cette contractualisation repose sur une gouvernance et un financement partagés entre l’État et les collectivités territoriales.

Initialement prévue pour 18 départements, l’expérimentation a été étendue à 47 territoires, principalement infradépartementaux, en 2024. La loi de finances pour 2024 prévoyait ainsi 170 millions d’euros de crédits de l’État au titre de cette contractualisation.

En 2025, la loi pour le plein emploi a généralisé le dispositif à l’ensemble des départements.

Or, dans le même temps, les crédits budgétaires consacrés à cette contractualisation n’ont pas augmenté à proportion de l’élargissement du dispositif et diminuent même en valeur absolue.

Si la situation des finances publiques impose une maîtrise des dépenses de l’État, la baisse prévue se fait au détriment des départements et des politiques d’insertion. Elle risque ainsi de compromettre l’atteinte des objectifs affichés en matière de plein emploi.

Pour assurer la recevabilité financière du présent amendement au titre de l’article 40 de la Constitution, il est proposé de majorer de 22 millions d’euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les crédits de l’action n° 2 « Structures de mise en œuvre de la politique de l’emploi » du programme 102 « Accès et retour à l’emploi », et de minorer à due concurrence ceux de l’action n° 33 « Financement des agences régionales de santé » du programme 155 « Soutien des ministères sociaux ».

Cette diminution n’est toutefois pas souhaitée en tant que telle.

Il est donc demandé au Gouvernement de lever le gage.

Cet amendement a été travaillé avec Départements de France.

Son sort

L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 68

Océane Godard SOC

Les 67 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3210P2D1N000107
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210