amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-1569

Peio Dufau SOC · Après l'article 89

En clair

Peio Dufau a déposé cet amendement le 29 oct. 2026, avec 67 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
571 sur 3 991amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Avant le 30 septembre 2027, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les opérations de

contrôle fiscal en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et ses majorations,

régies par les articles 1407, 1407 bis et 1407 ter du code général des impôts, ainsi qu’en matière de

taxe sur la plus-value régie par l’article 150 U du code général des impôts.

Le rapport expose notamment le nombre de contrôles sur place et sur pièces réalisés, les emplois

d’agents alloués pour la mise en œuvre du contrôle fiscal en la matière, ainsi que, le cas échéant, le

nombre de cas de transmissions par l’autorité fiscale à l’autorité judiciaire aux fins de poursuites

pénales en application du code de procédure pénale et du livre des procédures fiscales.

Le rapport étudie les modalités de renforcement de ces contrôles et les moyens de détection pour les

communes et intercommunalités, y compris via le déploiement de services coopératifs de fiabilisation

de la fiscalité locale associant services déconcentrés de la DGFiP et collectivités. Il évalue les

conséquences budgétaires de chacune des mesures proposées.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à demander un rapport au Gouvernement pour faire état des actions mises en

place pour lutter contre le fléau qu’est devenu la fraude à la résidence principale, et étudier les

possibilités de renforcement des contrôles par la DGFiP et par les communes et intercommunalités.

Cette fraude est largement pratiquée par des propriétaires souhaitant échapper à des contributions

obligatoires liées au statut de leur résidence, telles que la taxe sur les plus-values immobilières, la

taxe d’habitation, et la surtaxe sur la THRS permise dans les communes en zone tendue. Les

remontées de terrain indiquent que le phénomène est massif et insuffisamment contrôlé.

À l’heure où les collectivités locales voient leurs dotations diminuer, le manque à gagner engendré

par ces fraudes est considérable. Pour référence, la majoration de la taxe d’habitation sur les

résidences secondaires rapporte 1,8 millions d’euros par an à une commune comme Biarritz, et la

THRS représente une part significative des recettes de certaines communes (14,6 % des recettes à

Menton, 15,8 % à Biarritz) et métropoles (2,4 % à Lyon, 2,7 % à Bordeaux) selon l’OFGPL. Pour la

communauté d'agglomération Pays Basque, le manque à gagner est estimé à 2 millions d'euros par an.

Ainsi, il est urgent d’identifier les failles dans la politique de contrôle et de proposer des solutions, telles que

le déploiement de services coopératifs de fiabilisation  de la fiscalité locale associant services

déconcentrés de la DGFiP et collectivités, dans un double objectif de justice fiscale et d’augmentation

des recettes pour les collectivités locales.

Auteurs 68

Peio Dufau SOC

Les 67 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N001569
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210