Adopté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025
Amendement n° 2292
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En clair
Sandrine Josso a déposé cet amendement le 25 oct. 2024, avec 35 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 ». Il a été adopté en séance publique le 5 nov. 2024.
- Adoptés sur ce texte
- 229 sur 1 956amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – L’État peut autoriser, pour une durée de trois ans et à titre expérimental, le remboursement par l’Assurance maladie des tests permettant de détecter une soumission chimique, y compris sans dépôt de plainte, pour améliorer la prise en charge des potentielles victimes.
II. – Les modalités de mise en œuvre de l’expérimentation prévue au I sont définies par décret, au plus tard au 1 mars 2025. Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent la liste des territoires participant à l’expérimentation mentionnée au premier alinéa du présent article, dans la limite de trois régions.
III. – Dans un délai de six mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement adresse au Parlement un rapport d’évaluation, qui se prononce notamment sur la pertinence d’une généralisation.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement a pour objet de permettre une expérimentation, appelée par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), pour rendre accessibles et remboursables les tests permettant de détecter une soumission chimique, y compris sans dépôt de plainte, pour améliorer la prise en charge des potentielles victimes.
La soumission chimique consiste à administrer des substances psychoactives à une personne à son insu ou sous la menace, à des fins délictuelles ou criminelles. Or, le coût des analyses toxicologiques pour permettre de détecter à temps ces substances peut atteindre jusqu’à 1 000 euros. Et l’unique façon de voir ces tests remboursés est de déposer plainte. Or, les dépôts de plaintes ne sont pas systématiques, notamment en raison des amnésies causées par les substances ingérées.
Ces tests ne peuvent être réalisés que dans des laboratoires de toxicologie experts. Aussi, prendre en charge ces tests sur prescription médicale par le biais de l’Assurance-maladie permettrait d’encourager plus de victimes à se faire dépister rapidement, et ainsi de renforcer leur accès à la justice et aux soins appropriés.
L’adoption de cet amendement d’expérimentation permettrait d'enfin prendre en compte la gravité et l’urgence de ce problème.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 36
- Dem 35
Les 35 cosignataires
- Dem Marc Fesneau
- Dem Romain Daubié
- Dem Cyrille Isaac-Sibille
- Dem Philippe Vigier
- Dem Nicolas Turquois
- Dem Sabine Thillaye
- Dem Richard Ramos
- Dem Josy Poueyto
- Dem Maud Petit
- Dem Frédéric Petit
- Dem Jimmy Pahun
- Dem Didier Padey
- Dem Hubert Ott
- Dem Louise Morel
- Dem Sophie Mette
- Dem Jean-Paul Mattei
- Dem Éric Martineau
- Dem Emmanuel Mandon
- Dem Delphine Lingemann
- Dem Pascal Lecamp
- Dem Philippe Latombe
- Dem Fabien Lainé
- Dem Frantz Gumbs
- Dem Jean-Carles Grelier
- Dem Perrine Goulet
- Dem Bruno Fuchs
- Dem Olivier Falorni
- Dem Laurent Croizier
- Dem Mickaël Cosson
- Dem Blandine Brocard
- Dem Philippe Bolo
- Dem Christophe Blanchet
- Dem Anne Bergantz
- Dem Géraldine Bannier
- Dem Erwan Balanant
Scrutin public
- Adopté L'amendement n° 2292 de Mme Josso après l'article 17 182 pour · 0 contre · 0 abstention
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 325
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B0325P0D1N002292
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B0325