Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° AS308

Arnaud Simion SOC · Article 9

En clair

Arnaud Simion a déposé cet amendement le 7 oct. 2026, avec 3 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 15 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement propose de supprimer l’article 9, qui crée une nouvelle contribution à la charge des entreprises exploitant des dispositifs médicaux remboursés par l’Assurance maladie, soumise à un taux de 3,6 % pour l’année 2027.

Le financement durable de notre système de santé exige une régulation économique efficace et une juste contribution des entreprises dont les produits sont pris en charge par la solidarité nationale. Cet objectif ne saurait toutefois justifier un prélèvement reposant sur un taux proportionnel unique, appliqué dès le premier euro d’assiette, sans tranche à taux nul ni modulation en fonction du niveau d’activité remboursée.

Si l’article prévoit des ajustements de l’assiette, notamment des minorations et un plafonnement au chiffre d’affaires correspondant, il ne gradue pas l’effort demandé selon le volume d’activité pris en charge par l’Assurance maladie. Son champ comprend également les dispositifs bénéficiant d’une prise en charge transitoire, les dispositifs numériques de télésurveillance et certains dispositifs numériques bénéficiant d’une prise en charge anticipée

L’évaluation préalable annonce un rendement de 150 millions d’euros, mais ne présente pas de simulations permettant d’apprécier les conséquences de cette contribution selon la taille des entreprises, leurs marges ou leurs besoins d’investissement. Les effets sur l’emploi, l’industrialisation et l’accès des patients aux dispositifs ne sont pas suffisamment documentés pour permettre au Parlement d’apprécier le calibrage de l’effort demandé.

La préservation des capacités de production, des compétences et de l’innovation utile aux patients doit être une composante de notre politique de souveraineté sanitaire. Elle ne peut être opposée au financement de l’Assurance maladie. Une régulation cohérente doit poursuivre ces deux objectifs, en tenant compte de la diversité des situations économiques et en recherchant également les économies liées à la pertinence des prescriptions et des usages.

La suppression proposée ne remet pas en cause les instruments de régulation existants, notamment les négociations tarifaires et la clause de sauvegarde dans son champ d’application. Elle vise à écarter, en l’état, un mécanisme insuffisamment gradué et évalué, afin de permettre la construction d’une contribution plus juste.

Il ne s’agit pas d’exonérer l’industrie de ses responsabilités, mais de refuser qu’un taux uniforme appliqué dès le premier euro tienne lieu de régulation adaptée à la diversité du secteur.

Son sort

Sort décidé le
Les 8 amendements identiques, discutés avec lui

Auteurs 4

Arnaud Simion SOC

Les 3 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3211P0D1N000308
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211