Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 820
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Sabrina Sebaihi a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 30 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 22 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
L’article L. 3232‑8 du code de la santé publique est ainsi modifié :
1° Au premier alinéa, les mots : « peut être » sont remplacés par le mot : « est » ;
2° Après le premier alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :
« Le premier alinéa ne s’applique pas aux produits alimentaires qui bénéficient d’une appellation d’origine en application des articles L. 641‑5 et L. 641‑10 du code rural et de la pêche maritime, et aux produits bénéficiant d’une indication géographique protégée en application de l’article L. 641‑11 du même code.
« Le non-respect de cette obligation entraîne le versement d’une contribution de 2 % assise sur le chiffre d’affaires annuel hors taxe réalisé sur le territoire national.
« Le produit de cette contribution est affecté à la Caisse nationale de l’assurance maladie. »
3° Au second alinéa, les mots : « du même article 35 » sont remplacés par les mots : « de l’article 35 du règlement (UE) n° 1169/2011 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement du groupe Écologiste et Social porté notamment par le député Boris Tavernier vise à rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur les emballages des denrées alimentaires, hors produits bénéficiant d’une appellation d’origine ou d’une indication géographique protégée.
Cette mesure s’inscrit dans une bataille ancienne des écologistes pour une alimentation plus saine, plus transparente et plus accessible à toutes et tous. Depuis de nombreuses années, nous défendons le droit des consommateurs à connaître simplement la qualité nutritionnelle des produits qu’ils achètent, face à une industrie agroalimentaire qui dispose de moyens considérables pour orienter les comportements alimentaires. Le Nutri-Score constitue précisément un outil simple, lisible et immédiatement compréhensible permettant de comparer la qualité nutritionnelle des produits. Pourtant, son affichage reste aujourd’hui facultatif : le code de la santé publique prévoit seulement que la déclaration nutritionnelle « peut être » accompagnée d’une présentation complémentaire.
Cette situation entretient une asymétrie profondément injuste. Les industriels peuvent choisir d’afficher le Nutri-Score lorsqu’il valorise leurs produits et de s’en dispenser lorsqu’il leur est défavorable. L’information nutritionnelle ne doit pourtant pas dépendre d’une stratégie commerciale.
Les écologistes portent de longue date l’exigence d’un Nutri-Score obligatoire. En mai 2025, la députée écologiste Eva Sas interpellait encore le Gouvernement sur cette nécessité, rappelant que cet outil reposait sur une importante littérature scientifique et permettait d’améliorer l’information des consommateurs.
Rendre le Nutri-Score obligatoire, c’est aussi rompre avec une politique nutritionnelle reposant trop souvent sur la seule responsabilité individuelle. On ne peut pas demander aux citoyens de mieux manger si on leur refuse les outils permettant de comprendre immédiatement ce qu’ils achètent. Cette transparence est d’autant plus nécessaire que les inégalités alimentaires recoupent largement les inégalités sociales de santé. L’accès à une information claire ne doit pas être réservé aux personnes disposant du temps, des connaissances et des moyens nécessaires pour décrypter des tableaux nutritionnels complexes.
Le présent amendement rend donc obligatoire cette information et prévoit, en cas de non-respect, une contribution correspondant à 2 % du chiffre d’affaires annuel hors taxes réalisé sur le territoire national, affectée à l’Assurance maladie.
Pour les écologistes, bien manger ne doit être ni un privilège ni un parcours d’expert. La transparence alimentaire est un droit, et la protection de la santé doit primer sur la liberté des industriels de choisir les informations qu’ils souhaitent montrer.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 4 amendements identiques, discutés avec lui
- N° 14 · Richard Ramos Non soutenu
- N° 89 · Sandrine Runel Rejeté
- N° 500 · Cyrille Isaac-Sibille Rejeté
- N° 2794 · Jean-François Rousset Rejeté
Auteurs 31
- EcoS 30
Les 30 cosignataires
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Dominique Voynet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000820
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211