Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-540

Frédéric Falcon RN · Après l'article 7

En clair

Frédéric Falcon a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 104 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en séance publique le 30 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – L’article 50‑0 du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le 1° du 1 est complété par les mots : « autres que ceux mentionnés aux articles L. 324‑1, L. 324‑3 et L. 324‑6 du code du tourisme » ;

2° Le 1° bis est complété par les mots : « et à l’article L. 324‑1 du code du tourisme ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à rétablir le régime fiscal applicable aux gîtes ruraux, aux meublés de tourisme classés et aux chambres d’hôtes avant la réforme introduite par la loi du 19 novembre 2024, dite « loi Le Meur », en portant le taux d’abattement forfaitaire à 71 % et le plafond de recettes du régime micro-BIC de à 203 100 euros.

Cette réforme fiscale a fragilisé un secteur essentiel à l’économie de nos territoires ruraux, en alourdissant la fiscalité de milliers de petits propriétaires qui contribuent à l’attractivité touristique et au dynamisme économique de nos campagnes.

Les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes jouent un rôle majeur dans le maintien de l’activité économique des petites communes, souvent éloignées des grands pôles touristiques. Ils participent à la valorisation du patrimoine bâti, à la rénovation des maisons anciennes et au maintien de commerces et de services de proximité. Ils génèrent également des retombées économiques directes pour les restaurateurs, artisans, producteurs locaux et commerçants.

Contrairement aux locations touristiques pratiquées dans les grandes métropoles, ces hébergements ne contribuent généralement pas à la tension sur le marché locatif. Ils constituent au contraire un levier de développement économique et de revitalisation de territoires confrontés à la désertification et au recul des services publics.

En pénalisant fiscalement ces activités, la loi Le Meur a introduit une mesure indifférenciée, qui ne tient pas compte des réalités territoriales et risque de décourager l’investissement dans le tourisme rural.

Le présent amendement entend ainsi rétablir un cadre fiscal stable et incitatif, indispensable au maintien des hébergements touristiques de proximité, à la préservation du patrimoine rural et au soutien de l’économie de nos campagnes.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 105

Frédéric Falcon RN

Les 104 cosignataires

Scrutin public

  1. Adopté L'amendement n° 540 de M. Falcon après l'article 7 37 pour · 35 contre · 2 abstentions

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000540
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210