amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF965
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En clair
Dominique Voynet a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 20 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Aide économique et financière au développement | −360 000 000 € | −360 000 000 € |
| Renforcement des fonds propres de l'Agence française de développement | 0 € | 0 € |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 0 € | 0 € |
| Restitution des « biens mal acquis » | 0 € | 0 € |
| Fonds de solidarité pour le développement | +360 000 000 € | +360 000 000 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement propose de transférer 360 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement depuis le programme 110 vers le programme 384 « Fonds de solidarité pour le développement ».
Créé dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, le programme 384 a succédé au Fonds de solidarité pour le développement (FSD), qui permettait d’affecter une partie du produit de la taxe sur les billets d’avion (TSBA) et de la taxe sur les transactions financières (TTF) au financement de la solidarité internationale. Ce mécanisme de financement innovant contribue à soutenir des actions essentielles à la réalisation des objectifs de développement durable et à la protection des biens publics mondiaux.
Les financements du FSD permettent notamment de lutter contre les grandes pandémies, de renforcer les systèmes de santé, de soutenir l’accès à l’éducation, de répondre aux conséquences du changement climatique, de protéger les populations les plus vulnérables et de faire face aux crises humanitaires. Ils contribuent ainsi à apporter des réponses collectives à des défis qui dépassent les frontières nationales et dont les conséquences affectent particulièrement les pays les plus fragiles.
Les documents budgétaires pour 2027 prévoient pour le programme 384 des moyens correspondant à 210 millions d’euros issus de la taxe sur les billets d’avion et à 528 millions d’euros issus de la taxe sur les transactions financières. Toutefois, la hausse du taux de la TTF de 0,3 % à 0,4 %, entérinée par la loi de finances pour 2025, ne se traduit pas par une augmentation proportionnelle des moyens consacrés à la solidarité internationale.
Or, le rendement de la TTF a fortement progressé, passant de 1,86 milliard d’euros en 2024 à 2,5 milliards d’euros en 2025, et devrait approcher 3 milliards d’euros en 2027. Il est donc nécessaire de renforcer les ressources consacrées à la solidarité internationale afin que celle-ci bénéficie davantage de la dynamique de cette taxe, conformément à sa vocation historique de financement innovant du développement.
Cette revalorisation est d’autant plus importante que les besoins internationaux demeurent considérables et que la multiplication des bénéficiaires du FSD ne doit pas conduire à une dispersion des moyens ni à une diminution des financements disponibles pour chacun des objectifs poursuivis. Le maintien d’un financement ambitieux est indispensable pour permettre aux initiatives soutenues de produire des effets durables, qu’il s’agisse de lutter contre les pandémies, de répondre aux crises, de réduire les vulnérabilités ou de préserver les biens publics mondiaux.
En abondant le programme 384 de 360 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, cet amendement vise à rétablir un lien plus cohérent entre le rendement de la TTF et les moyens consacrés à la solidarité internationale. Il entend ainsi conforter l’ambition et la capacité d’action du FSD dans l’ensemble de ses domaines d’intervention.
Cette augmentation ne vise en aucun cas à amoindrir les moyens du programme 110. La minoration proposée constitue un gage formel et le présent amendement appelle le Gouvernement à le lever afin d’abonder effectivement le programme 384.
Cet amendement a été travaillé en coordination avec Action Santé Mondiale, Sidaction, ONE et UNICEF France.
Son sort
- Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui
- N° II-CF1539 · Mickaël Bouloux Tombé
Auteurs 37
- EcoS 36
Les 36 cosignataires
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
- EcoS Nicolas Thierry
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000965
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210