Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF304

Alexandre Portier DR · Article 58

En clair

Alexandre Portier a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 17 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 20 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire0 €0 €
Vie étudiante+112 000 000 €+112 000 000 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires−56 000 000 €−56 000 000 €
Recherche spatiale−56 000 000 €−56 000 000 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à financer l’indexation sur l’inflation des montants des bourses sur critères sociaux et des plafonds de ressources qui déterminent leur attribution.

Le gel des montants réduit progressivement le pouvoir d’achat des étudiants boursiers. Le gel des plafonds produit une autre injustice : une augmentation nominale des revenus familiaux peut entraîner une diminution ou une perte de bourse, alors même que la situation matérielle de la famille ne s’est pas améliorée. Le Gouvernement laisse ainsi l’inflation restreindre l’accès aux aides et diminuer leur valeur.

Les travaux conduits par Soumya Bourouaha sur les aides sur critères sociaux, puis sur sa proposition de loi visant à réformer les bourses et à lutter contre la précarité étudiante, ont souligné la nécessité de mettre fin à cette érosion. Selon le chiffrage communiqué par la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, l’indexation des montants et des plafonds représente un besoin de financement de 112 millions d’euros pour 2027.

L’accès aux études ne doit pas dépendre de la capacité des familles à absorber la hausse des prix. L’État doit garantir le maintien du pouvoir d’achat des bourses et empêcher les exclusions résultant de la seule progression nominale des revenus.

Afin de se conformer aux règles de la LOLF, l’amendement est ainsi rédigé :

L’action 01 du programme 231 est abondée en AE et en CP de 112 millions d’euros.

Les crédits sont prélevés, hors titre 2, à hauteur de 56 millions d’euros en AE et en CP sur l’action 02 du programme 172 et de 56 millions d’euros en AE et en CP sur l’action 02 du programme 193.

Le Gouvernement est invité à lever le gage, cet amendement ne visant pas à diminuer les moyens des programmes 172 et 193 mais à préserver le pouvoir d’achat des bourses et à empêcher l’exclusion d’étudiants du dispositif du seul fait de l’inflation.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 18

Alexandre Portier DR · Rapporteur, Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Les 17 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000304
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210