Adopté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° II-CF2299
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En clair
Bertrand Sorre a déposé cet amendement le 5 nov. 2025, avec 38 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 8 nov. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 751 sur 4 498amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Enseignement scolaire public du premier degré | 0 € | 0 € |
| Enseignement scolaire public du second degré | 0 € | 0 € |
| Vie de l'élève | −1 000 000 € | −1 000 000 € |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | 0 € | 0 € |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 0 € | 0 € |
| Enseignement technique agricole | 0 € | 0 € |
| Associations de prévention et de protection de l’enfance intervenant en milieu scolaire (création) | +1 000 000 € | +1 000 000 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à flécher 1 000 000 euros en AE et CP du programme 230 « Vie de l’élève », action n° 2 « Santé scolaire », vers un nouveau programme créé « Associations de prévention et de protection de l’enfance intervenant en milieu scolaire ».
Par cet amendement et cette création de programme au sein de la mission Enseignement scolaire, nous proposons d’augmenter et de pérenniser les financements publics alloués aux associations œuvrant dans la prévention et la protection de l’enfance intervenant en milieu scolaire, afin de garantir la continuité et la qualité de leurs actions auprès des élèves.
Cette proposition s’inscrit dans le prolongement de la recommandation n°28 du rapport parlementaire sur les modalités du contrôle par l’État et la prévention des violences dans les établissements scolaires. Ce rapport a mis en évidence le rôle essentiel joué par ces associations dans la prévention des violences physiques, psychologiques et sexuelles, ainsi que dans l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
Pourtant, ces acteurs de terrain, agréés par l’Éducation nationale, manquent cruellement de moyens. Leurs subventions publiques sont souvent ponctuelles, précaires ou insuffisantes, et ne permettent ni de planifier des interventions à long terme ni de former durablement leurs intervenants. De nombreuses associations reconnues d’utilité publique se trouvent ainsi contraintes de réduire leurs actions, voire de cesser leurs interventions dans les établissements scolaires, faute de financements pérennes.
À l’heure où la parole se libère sur les violences sexistes et sexuelles, le harcèlement et les atteintes à l’intégrité des enfants, il est impératif que l’État garantisse des moyens stables et pluriannuels aux associations de prévention. Celles-ci jouent un rôle complémentaire indispensable à l’action des personnels éducatifs et médico-sociaux, notamment dans les établissements sous contrat où les séances de sensibilisation sont encore trop inégalement mises en œuvre.
Renforcer ces financements, c’est aussi reconnaître que la lutte contre les violences et la maltraitance est un pilier du service public d’éducation. L’école doit être un lieu sûr pour tous les enfants, et cela passe par la présence, dans chaque académie, de structures associatives formées, reconnues et soutenues dans la durée.
Cette baisse vise uniquement à respecter les règles de recevabilité et les auteurs de cet amendement n’ont aucune intention de baisser les crédits de ce programme et appellent le Gouvernement à lever le gage.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 39
Bertrand Sorre EPR · Rapporteur, Commission des affaires culturelles et de l'éducation
Les 38 cosignataires
- EPR Violette Spillebout
- LFI-NFP Paul Vannier
- SOC Fatiha Keloua Hachi
- EPR Daniel Labaronne
- EPR Moerani Frébault
- EPR Annie Vidal
- GDR Karine Lebon
- GDR Mereana Reid Arbelot
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Damien Maudet
- SOC Céline Thiébault-Martinez
- SOC Karim Benbrahim
- SOC Arthur Delaporte
- EcoS Emmanuel Duplessy
- Dem Géraldine Bannier
- HOR Philippe Fait
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- SOC Colette Capdevielle
- EPR Graziella Melchior
- LFI-NFP Gabriel Amard
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Antoine Léaument
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B1906P2D1N002299
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906