Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-AS9

Céline Thiébault-Martinez SOC · Article 49

En clair

Céline Thiébault-Martinez a déposé cet amendement le 30 oct. 2025, avec 27 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 12 nov. 2025.

Adoptés sur ce texte
40 sur 158amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Inclusion sociale et protection des personnes−10 000 000 €−10 000 000 €
Handicap et dépendance0 €0 €
Égalité entre les femmes et les hommes+10 000 000 €+10 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement, porté par la coalition parlementaire transpartisane pour une loi intégrale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), vise à rappeler l’importance de prévoir un budget dédié au déploiement du programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS).

Aujourd’hui, selon le Conseil économique, social et environnemental, moins de 15 % des élèves bénéficient des 3 séances annuelles d’information et d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). L’absence de réalisation de ces 3 séances, obligatoires depuis 2001, constitue un manquement grave à la loi et aux droits des enfants.

Cette carence d’éducation laisse un vide souvent comblé par des contenus inadaptés et violents avec des conséquences très concrètes : banalisation de la violence, mauvaise perception du consentement, recul de l’usage du préservatif et persistance d’idées sexistes, homophobes et transphobes chez une partie de la jeunesse.

Or, depuis le 1er septembre 2026, le premier programme d’EVARS est officiellement mis en place dans les écoles, collèges et lycées, suite à une publication intervenue le 6 février 2025 au sein du Bulletin officiel. Ce programme, qui a suscité une vague d’opposition des mouvements conservateurs, se veut progressif : « A l’école, maternelle puis élémentaire, les élèves apprendront à connaître leur corps et leurs émotions, mais aussi à exprimer un consentement. Au collège et au lycée, ils travailleront sur les questions de genre, seront informés de ce qu’est la santé sexuelle et sensibilisés aux violences sexuelles. » (France info, 2025).

Les enseignants espèrent ainsi bénéficier rapidement d’une formation pour le mettre en place, faute de quoi son effectivité risque d’être limitée. Nous demandons donc la sanctuarisation d’un budget dédié à la mise en œuvre du programme EVARS pour que notre pays respecte enfin la loi.

Il est proposé de compenser la dépense par le transfert de 10 000 000 d’euros de l’action 11 « Prime d’activité et autres dispositifs du programme » du programme 304 « Inclusion social et protection des personnes » vers l’action 24 « Accès aux droits et égalité professionnelle » du programme 137 intitulé « Égalité entre les femmes et les hommes ».

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 28

Céline Thiébault-Martinez SOC

Les 27 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B1906P2D1N000009
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906