amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-2869
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En clair
Lionel Vuibert a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Après le troisième alinéa du III de l’article L. 213‑10‑8 du code de l’environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« En cas de circonstances exceptionnelles affectant gravement les conditions économiques des exploitations agricoles, un décret peut suspendre, pour une durée maximale d’un an, la perception de la redevance pour pollutions diffuses. »
II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement reprend une disposition précédemment adoptée dans le cadre de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (n° 2026-796 du 18 août 2026), puis censurée pour un motif exclusivement procédural.
Introduite au Sénat à l’article 6 quinquies du projet de loi, cette disposition permettait de suspendre par décret, pour une durée maximale d’un an, la perception de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) en cas de circonstances affectant gravement les conditions économiques des exploitations agricoles. Elle figurait à l’article 26 du texte définitivement adopté.
Toutefois, par sa décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026, le Conseil constitutionnel a déclaré cette disposition contraire à l’article 45 de la Constitution, en raison de l’absence de lien avec l’objet initial du projet de loi. Cette censure, fondée sur un motif de procédure et non sur le fond du dispositif, justifie sa présentation à nouveau devant le Parlement.
En effet, les difficultés économiques rencontrées par les exploitations agricoles demeurent particulièrement importantes. Les épisodes de sécheresse de l’été 2026 ont notamment rappelé la vulnérabilité du secteur face aux aléas climatiques et leurs conséquences sur la trésorerie des exploitants.
La redevance pour pollutions diffuses, acquittée lors de l’acquisition de produits phytopharmaceutiques, constitue une charge supplémentaire pour les agriculteurs, indépendamment de leur situation économique. En période de crise grave, son maintien peut ainsi accentuer les tensions de trésorerie auxquelles les exploitations sont déjà confrontées.
Il apparaît donc nécessaire de prévoir un mécanisme exceptionnel permettant de suspendre temporairement la perception de cette redevance lorsque les circonstances économiques le justifient. Cette faculté demeurerait strictement encadrée, la suspension devant être décidée par décret et limitée à une durée maximale d’un an.
Le présent amendement, travaillé en lien avec la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), propose ainsi de réintroduire la possibilité de suspendre temporairement la perception de la redevance pour pollutions diffuses en cas de circonstances exceptionnelles affectant gravement les exploitations agricoles, afin de préserver leur trésorerie et de leur apporter un soutien ponctuel en période de crise.
Son sort
- Examen
- En séance publique
Les 10 amendements identiques, discutés avec lui
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002869
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210