amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-136
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En clair
Danielle Brulebois a déposé cet amendement le 7 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Après le troisième alinéa du III de l’article L. 213‑10‑8 du code de l’environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« En cas de circonstances exceptionnelles affectant gravement les conditions économiques des exploitations agricoles, un décret peut suspendre, pour une durée maximale d’un an, la perception de la redevance pour pollutions diffuses. »
II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement a pour objet de rétablir la faculté de suspendre par décret, pour une durée maximale d'un an, la perception de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) en cas de circonstances affectant gravement les conditions économiques des exploitations agricoles.
Cette disposition avait été introduite au Sénat à l'article 6 quinquies du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, puis figurait à l'article 26 du texte définitivement adopté (loi n° 2026-796 du 18 août 2026). Par sa décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026, le Conseil constitutionnel l'a déclarée contraire à l'article 45 de la Constitution, faute de lien avec l'objet initial de la loi. Cette censure est purement formelle et ne remet pas en cause le fond de la mesure, qu'il convient donc de soumettre à nouveau au débat parlementaire.
La raison d'être de cette faculté demeure en effet pleinement d'actualité, comme vient de l'illustrer la sécheresse de l'été 2026. Dans le Jura, nos agriculteurs en ont une nouvelle fois mesuré les conséquences, et je tiens à saluer leur engagement, qui fait vivre nos territoires ruraux. Cette redevance, acquittée à l'occasion de l'achat de produits phytopharmaceutiques, pèse directement sur les charges d'approvisionnement des exploitants, quelle que soit leur situation économique. Lors de crises graves comme celles de l'été 2026, elle aggrave des tensions de trésorerie déjà critiques, sans qu'aucune modulation en fonction de la conjoncture ne soit possible.
C'est pourquoi cet amendement propose de réintroduire cette faculté de suspension, dans les mêmes termes et sous les mêmes conditions. Elle serait réservée à des circonstances exceptionnelles et demeurerait proportionnée dans le temps, puisque limitée à une durée maximale d'un an.
Son sort
- Examen
- En séance publique
Les 10 amendements identiques, discutés avec lui
Autrice
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000136
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210