amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-1932
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En clair
François-Xavier Ceccoli a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 19 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer cet article.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Suppression de l’écrêtement des fractions de TVA
Le présent amendement supprime le mécanisme d’écrêtement des fractions de taxe sur la valeur ajoutée attribuées aux collectivités en compensation de suppressions d’impôts locaux. Ces fractions de TVA ne constituent ni une subvention discrétionnaire ni une recette exceptionnelle : elles correspondent à la contrepartie législative de la suppression, décidée par l’État, de ressources fiscales locales auparavant dynamiques, notamment la taxe d’habitation sur les résidences principales et la CVAE.
L’État ne peut promettre une compensation « à l’euro près », puis en diminuer le montant au gré de ses contraintes budgétaires. Une telle pratique transforme une compensation fiscale en variable d’ajustement et porte atteinte à la confiance indispensable entre l’État et les collectivités. Elle renforce, en outre, la dépendance des communes et des intercommunalités à des ressources nationales dont elles ne maîtrisent ni l’assiette, ni le taux, ni l’évolution.
Cette remise en cause est particulièrement préoccupante pour les intercommunalités, déjà privées de leviers fiscaux économiques à la suite des réformes successives de la fiscalité locale. Selon un rapport sénatorial récent (« Compensation des suppressions ou exonérations de fiscalité locale : les collectivités sont-elles perdantes ? », présenté par Bernard Delcros, Président, Nadine Bellurot et Thierry Cozic, rapporteurs), l’écart entre les produits que le bloc communal aurait perçus sans les suppressions d’impôts locaux intervenues depuis 2010 et les produits effectivement perçus atteignait déjà 10 milliards d’euros pour la seule année 2024. La minoration des fractions de TVA aggraverait cette perte de ressources et pénaliserait particulièrement les territoires qui financent les infrastructures nécessaires à l’accueil d’activités économiques et industrielles.
L’écrêtement envisagé est donc contradictoire avec les objectifs de réindustrialisation, d’investissement local et de stabilité financière affichés par le Gouvernement. Une compensation ne mérite ce nom que si elle est intégrale, pérenne et prévisible. Le présent amendement vise, en conséquence, à préserver la parole de l’État, la libre administration des collectivités et la capacité des communes et des intercommunalités à financer leurs services publics et leurs investissements.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 10 amendements identiques, discutés avec lui
- N° I-20 · Stéphane Delautrette Rejeté
- N° I-278 · Jérôme End Non soutenu
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- N° I-1242 · Christelle Minard Non soutenu
- N° I-2641 · Tristan Lahais Rejeté
- N° I-2900 · Vincent Rolland Non soutenu
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- N° I-3253 · Jean-Pierre Bataille Rejeté
- N° I-3757 · Delphine Lingemann Rejeté
Auteurs 2
Le cosignataire
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001932
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210