amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-1733
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Philippe Gosselin a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 2 nov. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Compléter l’alinéa 119 par la phrase suivante :
« Cette part minimale ne peut être inférieure à 9 % pour les gazoles et à 9,5 % pour les essences. »
II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :« XI. – La perte de recettes résultant pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I< sup>er< /sup> du livre III du code des impositions sur les biens et services. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à inscrire directement dans la loi les taux minimaux d’incorporation de biocarburants d’origine agricole mis à la consommation, à hauteur de 9 % pour les gazoles et de 9,5 % pour les essences, plutôt que d’en renvoyer la fixation au pouvoir réglementaire.
Cette disposition vise à garantir des débouchés essentiels aux filières agricoles françaises, dans un contexte de crise agricole et de fragilisation des revenus des exploitants. Associés à des pénalités dissuasives, ces taux minimaux contribuent à sécuriser les débouchés des productions agricoles destinées à la fabrication de biocarburants.
L’inscription de ces objectifs dans la loi de finances permettrait également de consolider un dispositif qui contribue à plusieurs priorités stratégiques pour la France :
La souveraineté énergétique, en réduisant la dépendance aux importations d’énergies fossiles, avec une économie estimée à 1,5 milliard d’euros sur la balance commerciale ;
La souveraineté protéique, grâce à la coproduction de protéines végétales destinées à l’alimentation animale, dans un contexte de tensions sur les ressources fourragères ;
La décarbonation des transports, en contribuant à la réalisation des objectifs climatiques européens de la France ;
L’emploi et l’activité économique dans les territoires, avec 120 000 exploitations agricoles concernées, 30 000 emplois et 99 sites industriels.
En fixant ces taux au niveau législatif, le présent amendement entend ainsi assurer la pérennité des débouchés agricoles, renforcer la visibilité des acteurs économiques et préserver le rôle du Parlement dans la définition d’une politique publique qui engage à la fois l’agriculture, l’énergie, l’industrie et l’environnement.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 12 amendements identiques, discutés avec lui
- N° I-139 · Danielle Brulebois Rejeté
- N° I-344 · Corentin Le Fur Rejeté
- N° I-591 · Géraldine Bannier Non soutenu
- N° I-890 · Julien Dive Non soutenu
- N° I-1211 · Jean-René Cazeneuve Rejeté
- N° I-1239 · Christelle Minard Non soutenu
- N° I-2348 · Perrine Goulet Rejeté
- N° I-2599 · Félicie Gérard Rejeté
- N° I-2700 · Charles de Courson Non soutenu
- N° I-2871 · Lionel Vuibert Non soutenu
- N° I-3155 · David Taupiac Non soutenu
- N° I-3848 · Guillaume Kasbarian Non soutenu
Auteurs 2
Le cosignataire
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001733
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210